Melon : une saison écourtée en Touraine

La vie d’une melonnière tourangelle au quotidien et l’interview d’un producteur qui relate la campagne de la plantation à la fin de la récolte annoncée précoce.

Dans une quinzaine de jours, le calme reviendra dans les melonnières du Richelais. La saison s’arrêtera début septembre sur un bilan mitigé.

Les équipes de cueilleurs continuent de s’affairer dans les melonnières de Touraine. Embauchés au petit matin, les saisonniers entament leur journée. Cette noria vivante attire l’œil capté par ce ballet bien réglé. La vague avance vite tel un quinze de rugby se passant des ballons ronds chacun à sa place. D’un œil averti sur le degré de maturité, le cueilleur (souvent une cueilleuse) coupe le fruit d’un coup sec de sécateur, les mains protégées des tiges abrasives. En permanence, avec force et souplesse les porteurs collectent prestement les seaux pleins pour les verser dans les pallox, la remorque progresse au pas, le tracteur ronronne donnant la cadence, Hortator (1) des temps modernes.

(1) : L’homme rythmant la cadence sur les galères romaines

Un démarrage fracassant

La campagne 2015 démarrée précocement prendra fin vers le 10 septembre avec 15 jours à trois semaines d’avance par rapport à une année classique. « Nous avons commencé au 1er juillet à l’issue d’une campagne de plantation optimale au printemps » décrit Philippe Delafond, producteur du Richelais. Son exploitation plante une quinzaine de variétés, les plantations sont échelonnées par quinzaine. « En début d’été, les melonnières très régulières, étaient dans d’excellentes conditions sanitaires. La persistance d’un temps chaud a induit un afflux soudain sur le marché. Près de la moitié des plantations d’avril-mai sont arrivées dans les rayons en même temps à partir du 15 juillet. Aussitôt les cours plutôt élevés, infligés au consommateur en début de saison et qui les avaient plutôt dissuadés, se sont effondrés. L’offre quotidienne France totalisait 10 000 tonnes pour une consommation estimée à moins de 5000 tonnes. Le phénomène a perduré une dizaine de jours durant lesquels nous vendions en dessous du coût de production entre 60 à 70 centimes du kilo. » Philippe Delafond reconnaît qu’…suite à lire sur l’édition de Terre de Touraine du 21 août 2015. Abonnez vous! voir ci-dessus.

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