Nouvelle campagne pommes : « Pas de démarrage en fanfare »!

Diffusées à l’occasion du forum Prognosfruit, en Espagne, les prévisions de production européenne de pommes et de poires font état d’un recul de 21 % pour la pomme et d’une stabilité pour la poire.

La production européenne de pommes sera en recul de 21 % en 2017 pour les pays de l’Union européenne.

Le président de la fédération nationale des producteurs de fruits, Luc Barbier invite les arboriculteurs a être patients et d’attendre le dégagement des fruits d’été avant de commencer à écouler leur récolte de pommes.

Les prévisions de récoltes pommes et poires ont été diffusées à l’occasion du forum Prognosfruit qui s’est tenu du 9 au 11 août à Lérida (Espagne). La récolte de pommes devrait s’élever à 9,343 millions de tonnes, dont 6,2 millions de tonnes pour le marché du frais, et 3,2 millions de tonnes pour la transformation. L’ensemble des pays du continent a été touché par d’importants épisodes de gel de printemps, ce qui explique cette forte diminution. La France fait partie des pays les moins affectés avec une production en recul de 8 % (1,396 million de tonnes). Si cette estimation est confirmée, ce sera toutefois la plus mauvaise campagne (en volume) des 10 dernières années, après 2012 (1,169 million de tonnes). Toutes les régions de productions (sauf une) sont touchées : – 7 % en Centre val de Loire ; – 5 % en Pays de la Loire ; -11 % en Nouvelle-Aquitaine ; – 10 % en Auvergne-Rhône-Alpes ; – 8 % en Paca. Seule l’Occitanie est en mesure d’annoncer une légère hausse : + 2 %. Autre conséquence des dégâts du gel, une grande variabilité des volumes entre les parcelles. Par ailleurs, une partie de la récolte pourrait être orientée vers la transformation en raison de défauts visuels. Parmi les principaux pays producteurs européens, la Pologne (2,870 millions de tonnes) est en recul de 29 % ; l’Italie (1,757 million de tonnes) chute de 23 %. Quant à l’Allemagne, elle perd presque la moitié de sa production (-46 % à 555 000 tonnes). Autre acteur important du marché européen, la Belgique voit sa production tomber à 74 000 tonnes (- 68 %). La baisse de la production est également sévère pour les autres pays non membres de l’UE, où de l’hémisphère Nord : Russie (-37 %), Mexique (-30 %), Suisse (-21 %), Biélorussie (-19 %), Ukraine (-10 %) et Canada (-5 %). Seuls les États-Unis annoncent une production stable à 4,8 millions de tonnes. L’ensemble de ces résultats laisse espérer une campagne de commercialisation plus équilibrée, une bonne nouvelle pour la filière européenne perturbée depuis 2014 par l’embargo russe, et plus récemment par une baisse des exportations vers les pays d’Afrique du Nord. La production européenne de poires a été moins affectée par les gels de printemps. Elle s’annonce quasiment stable et atteindra 2,148 millions de tonnes (-1%). La récolte française est annoncée en retrait de 6 % (130 000 tonnes). Premier pays producteurs européens, l’Italie est en hausse (+ 5 % à 719 000 tonnes) ; l’Espagne est stable (312 000 tonnes) ; les Pays-Bas (307 000 tonnes, – 18 %) et la Belgique (301 000 tonnes, – 7 %) reculent. Dans les autres pays producteurs de l’hémisphère Nord, la production est en hausse en Turquie (+ 11 %), au Canada (+ 20 %) et en Moldavie (+ 50 %). Elle recule en Russie (-37 %), en Biélorussie (-20 %), en Suisse (-34 %) et aux États-Unis (-3 %). Comme pour la pomme, la commercialisation de la poire connaît les difficultés dues à l’embargo russe, mais la filière européenne a su développer des courants d’affaires vers de nouveaux marchés.

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