Terre de Touraine du 17 novembre 2017

Une édition sous tension économique Ferme Expo a ouvert ce vendredi pour trois jours à Tours. Derrière un programme professionnel et des animations grand public voulu et promu par les OPA, il y a l’angoisse du lendemain qui déchante face à une conjoncture difficile et des attentes sociétales contradictoires. p 5

Fin de campagne maïs Jean qui rit, Jean qui pleure !  p 7 La  grande usine végétale qu’est le maïs a donné le meilleure d’elle-même cet été avec de la chaleur et de l’eau au bon moment. Résultat les rendements en maïs grains sont parfois exceptionnels, souvent au-delà de 90 q. en cultures non irriguées entre 120 et jusqu’à 150 quintaux par hectare avec irrigation. Dans le sillage du maïs, le sorgho et le millet dont les surfaces progressent sont à l’avenant. Bémol, les prix se sont écroulés du fait de l’excellente récolte mondiale et au final les agriculteurs auront tout juste le revenu d’une récolte normale. Petit rappel agronomique, les cultures semées au printemps – maïs tournesol, sorgho- sont indispensables à l’équilibre des rotations notamment en rompant le cycle de la flore concurrente, outils efficaces pour limiter le recours aux désherbants. Rappel économique aussi, il n’y aurait plus de producteurs de lait en Touraine sans maïs, mais là il s’agit d’ensilage. Sans maïs, les stocks fourragers seraient cette année notoirement insuffisants pour passer l’hiver.

Vigne Comme une odeur de soufre En France, 15 000 tonnes de soufre sont utilisées chaque année en viticulture pour lutter contre ce redoutable champignon pathogène qu’est l’oidium.  Le soufre qui est aussi utilisé en œnologie est un élément chimique simple, naturel, abondant, sans LMR et utilisable dans tous les modes de production, ce qui laisse à penser qu’il a un bel avenir, contrairement au cuivre p 8

Dans cette édition deux articles consacrés à des filières en dynamique

Le viande bovine destinées à l’approvisionnement régional qui vient de faire l’objet d’un colloque dans le Cher

Et l’aviculture. La France autrefois leader mondial a perdu ses parts de marché à l’export mais aussi sur le marché intérieur, ce qui fait la part belle au poulet brésilien parfois produit aux antipodes des règles sanitaires françaises comme la montré au printemps le rapport d’une commission d’enquête européenne. Les groupes coopératifs hexagonaux entreprennent actuellement une reconquête du terrain perdu.

Zoom nature Instantanés de faune sauvage Prendre le temps d’observer la nature qui nous entoure, se fondre discrètement dans un lieu pour en découvrir les habitudes de ses habitants sauvages et les immortaliser… Voilà le luxe simple que s’offre Philippe Jarry. Et ses photos sont à la hauteur de sa patience et de son respect de la nature. p 24

Et aussi

Machinisme La variation continue sur sa lancée A lire dans le dossier « tracteurs » p 9 à 11

UDSEA Le réseau en AG cantonales p 4

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