Terre de Touraine du 1er décembre 2017

Les JA sur la lancée du bar-camp Un bar-camp c’est une auberge espagnole augmentée où chacun apporte son panier d’idées et repart enrichit. A Ferme Expo, JA et startupeurs se sont rencontrés autour des problématiques agricoles. Alors que les start-up s’attendaient à devoir résoudre des problèmes technologiques, les agriculteurs volontaires pour le Bar Camp de Ferme Expo en évoquant leur métier sont arrivés à la conclusion que le nœud du problème était désormais sociétal. Ils ont dégagé une priorité : la profession doit s’approprier sa communication pour contrer une caricature médiatique pesante.  Daniel Jarjoura de la société H2.University basé à Tours au Mame, la cité de la création numérique confirme les opportunités avec les réseaux sociaux d’obtenir autant d’audience qu’avec un passage au 20h. La toile ouvre aussi la voie au commerce en ligne, voire au financement de projets via les plateformes de dons. p 5

Retraites Une soupe à la grimace pour Noël Dans le cadre des revalorisations des petites retraites agricoles, un complément a été accordé en novembre à 250 000 assurés. Un mauvais paramétrage a conduit à servir aux intéressés plus que prévu, qu’ils vont devoir rembourser. A titre individuel, ils auraient perçu un supplément de pension de l’ordre de 400 euros au titre des 10 premiers mois de l’année 2017.La Mutualité Sociale Agricole indiquera aux pensionnés concernés les sommes indûment perçues qui seront récupérées par un échelonnement sur les 4 prochains mois.

Cédants-repreneurs Lochois : Un plan d’ampleur amorcé pour conserver la production laitière p 5  Producteur de lait à Sepmes, Alain Rezeau s’alarme de la pyramide des âges des éleveurs tourangeaux. La moitié des élevages laitiers d’Indre-et-Loire est localisée dans le  Sud Lochois ; vaches et chèvres confondues. Le constat est redoutable. On dénombre  70% d’actifs en lait de vache et 50% en lait de chèvre qui ont plus de 50 ans. Eleveurs, unités de transformation, fournisseurs amont et aval, techniciens, c’est toute une économie locale qui est menacée dans ses fondements faute de renouvellement des générations. Une action d’ampleur vient de démarrer à l’échelle du bassin de production laitier.

Viticulture Des réponses techniques aux nouvelles tendances de consommation p 8 Le 24 novembre à Saumur, le colloque Techniloire a cherché à apporter des réponses techniques aux nouvelles tendances de consommation. Les français boivent moins de vins et orientent leurs achats vers le haut des gammes avec une demande environnementale accrue. Vinifications économes en énergie et sans soufre ajouté, sélection de vignes résistantes, nouvelles approches de conduite du vignoble, marketing, toutes ces disciplines concourent à maintenir les vins de Loire dans la course.

Aviculture Trop de normes : la volaille a du plomb dans l’aile A Ferme Expo, l’aviculture n’a pas été oubliée. Au-delà de l’exposition de volailles, une conférence organisée par le Groupement de défense sanitaire d’Indre-et-Loire a présenté les actualités de la filière. Les éleveurs présents en ont profité pour  remonter leurs difficultés… et une certaine grogne. Il apparait que l’empilement réglementaire, une grande spécialité française, concoure à décourager des reprises ou la création d’ateliers volailles. p 10

Distorsions de concurrence Mercosur, Glyphosate, non aux incohérences ! « C’est de la provocation ». La décision unilatérale d’interdire le glyphosate en France sans fondements scientifiques avérés de risque pour la santé écœure les céréaliers et les vignerons. Ce nouveau surcoût annoncé s’ajoute aux inquiétudes liées aux négociations CETA-Mercosur alors que les cours des grains restent déjà en dessous des coûts de production. Les impacts négatifs pour les éleveurs, mais aussi les producteurs de grains sont des conséquences directes de l’entrée dans l’UE à prix bradés de bio-carburants ultra-marins qui vont détruire les équilibres des marchés locaux. Dans ce contexte, l’UDSEA et JA37 appellent à manifester du 11 au 14 décembre pour dénoncer les incohérences des politiques et demandent un retour au réalisme.Page 2 & 3

Assurance récolte Incitation accrue pour 2018 Pour encourager les producteurs à souscrire à une assurance récolte en 2018, le ministère de l’Alimentation a annoncé que le taux de subvention maximal sera garanti pour la campagne 2018. Pour la troisième année consécutive, les contrats seront donc subventionnés à hauteur de 65 % pour les contrats socle (premier niveau) et de 45 % pour le deuxième niveau (garanties complémentaires optionnelles). p 4

Agrobiologie UE : un standard premium à préserver Les professionnels alertent sur l’importance de protéger le bio européen, qui correspond aux standards mondiaux les plus élevés. p 4

Caprins La réussite par les chevrettes p 11 La santé des chevrettes participe à l’équilibre financier des élevages caprins. Or les besoins des jeunes caprins différent selon qu’ils sont en phase lactée ou en post sevrage et requièrent des investissements spécifiques.

Agriculture = alimentation Une société rassasiée à la mémoire courte p 20

 

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