La vente du chêne Jane

Les forestiers sont des cultivateurs de bois et de temps en temps…ils moissonnent. La dernière vente aux plus offrants confirment la tendance, ça monte, les mérandiers étaient aux achats.

Dans l’orangerie du château de Cheverny, des acheteurs nombreux sont venus déposer leurs offres au pied de la tribune occupée par l’exécutif d’Unisylva. A vendre 13 445 m³ très précisément répartis en 78 lots dont 70 de chêne issus des forêts de douze départements du Centre Val de Loire et périphérie. A l’issue d’un ballet d’enveloppes portées, ouvertes et classées et l’annonce publique des offres, seuls 120 m3 sont restés sans acheteurs autant dire que le bois est parti comme des petits pains. Une vente tonique avec 40 enchérisseurs et une moyenne de 7 offres par lots. Record de la vente 14 acheteurs pour un lot, essentiellement des mérandiers venus avec des enveloppes conséquentes. La scierie GRP (Loiret) a ainsi acquis 7 lots soit 1625 m³ pour 346 k€ suivie par la tonnellerie nivernaise Charlois (8 lots – 1231 m³- 250 k€ d’achats). Troisième acheteur en volume, la maison Pierre Robert, un négociant scieur berrichon de l’Indre (trois lots -658 m³-204 k€ d’achats). Une cinquantaine de lots se présentait avec plus de 15% de qualité tranchage et plot (13% des lots à + de 30%). En majorité les lots ont été présentés abattus, débardés, classés par la coopérative Unisylva grande ordonnatrice de cette vente exceptionnelle. Si le prix moyen des chênes s’est établi à 246 €/m³, des records ont été établis. La meilleure vente est un lot de sélection, classé-trié de 22 tiges au volume unitaire de 3,8 m³ constaté avec 43% de qualité tranchage et 38% de plot premier choix vendu 800 €/ m³.  Des lots de moins de 35 tiges, abattus de 1,2 m³, classés et triés ont trouvé facilement preneurs entre 330 et 400 €/m³ « La crise de 2008 est un lointain souvenir, les prix poursuivent leur envolée après quatre années de hausse régulière. La demande est très forte se réjouit la coopérative forestière. La sélection des lots de qualité, le tri des bois, la rareté de la matière de très haute qualité a permis d’obtenir des prix exceptionnels ». Le pompon a été accroché en haut du chêne Jane. « L’empereur » bicentenaire de la forêt d’Amboise qui tout jeune perdait ses feuilles quand flétrissait le premier empire, connaîtra bientôt lui aussi une fin mais glorieuse celle-ci. Un scieur de Planioles dans le Lot a écrit dans son enveloppe la somme de quinze mille euros pour emporter ses magnifiques dix mètres cubes de bois. De quoi faire une belle collection de tonneaux de luxe pour des cuvées d’anthologie.

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