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Action syndicale
Les agriculteurs allument les feux de détresse

La stigmatisation des agriculteurs, que ce soit à propos de l'usage des phytos ou des pratiques en élevage, est à l'origine du message d'alerte lancé par les responsables de l'UDSEA et JA, lundi soir.

Lundi soir, à l'appel de l'UDSEA et de JA37, les agriculteurs ont symboliquement allumé un feu de détresse route de Loches à Chambray-lès-Tours. « Il s'agit d'une action symbolique pour interpeller nos concitoyens, explique Christian Blanchard, secrétaire-général de l'UDSEA. Dans le débat actuel sur les phytosanitaires, nous avons l'impression d'être des empoisonneurs. Or nous l'affirmons aujourd'hui haut et fort : nos pratiques protègent nos concitoyens ! En effet, nous utilisons le moins possible de produits autorisés par l'Etat, dans des conditions précises. Cela nous permet de supprimer des maladies impactant la santé humaine, comme l'ergot du seigle. »

Avec la prolifération du vulpin, très sensible à la maladie, le retour de cette maladie toxique devient un vrai risque, surtout avec des bandes enherbées en bordure de culture. Selon les études d'Arvalis, l'inoculum peut progresser, grâce aux vols d'ascospores, vers l'intérieur de la parcelle sur une distance d'environ 20 mètres.

 

Cette action avait aussi un objectif intra-agricole. « Nous devons être solidaires les uns des autres, poursuit Sébastien Prouteau, président de l'UDSEA. C'est une minorité d'activistes qui nous caricature. Mais cela peut avoir un impact psychologique sur chacun d'entre nous, nous devons donc nous organiser et être bienveillants les uns envers les autres. »

 

Le troisième axe d'action consistait à renouer avec le grand public « Nous devons davantage ouvrir nos fermes, car nous n'avons rien à cacher, bien au contraire, explique Maxime Billet, président de JA37. Et nous avons tous quelque chose à partager. Au moment des moissons, quoi de mieux que de faire monter un voisin dans la moissonneuse, pour expliquer notre travail. »

 

Prochaine étape de la rentrée syndicale : un mot d'ordre national, qui sera décliné dans chaque département, pour mardi prochain, le 8 octobre.

 

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