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Porcs
Un élevage qui saisit les opportunités

Faisant partie des élevages de porcs les plus importants du département, le Gaec des 2 Vals a trouvé son fonctionnement à 4 associés. Une exploitation qui fait vivre plusieurs familles et ne se repose pas sur ses lauriers.

Le Gaec des 2 Vals est composé de quatre associés et deux salariés. Une société principalement familiale (Raguin) qui réunit trois frères : Alain, François et Dominique, ainsi que Cédric, fils d’Alain. Charles (le frère de Cédric) est aussi de la partie, en tant que salarié avant son installation envisagée dans le Gaec. Naisseurs-engraisseurs de porcs, les exploitants sont installés sur 210 hectares, répartis sur trois sites à Draché, Vou et Ciran. Leur assolement est traditionnellement composé de blé, colza, maïs et tournesol, et leur permet de travailler en autoconsommation, hormis en colza. « Il faudrait 20 000 quintaux de céréales pour nourrir les animaux, donc on en achète pour couvrir les besoins », précise Alain Raguin. Chacun a sa spécialité sur l’exploitation. Tandis que Dominique gère plutôt la partie céréalière, François s’occupe de la gestion administrative et de la reproduction, Cédric de l’alimentation et un peu de la maternité, et Alain de la croissance et du porc charcutier. Quant à l’entretien, « ça représente quasiment un plein temps ! », s’accordent à dire les associés.

La génétique a été modifiée il y a 2-3 ans. Les Raguin ont opté pour la génétique danoise, plus productive en nombre de porcelets. « Nous sommes passés de 11,5 à 13,8 porcelets par truie, indique Alain Raguin. On a aussi gagné en croissance et en plus-value technique auprès de l’abattoir ». Une évolution qui a poussé les associés à diminuer le nombre de truies, à défaut d’avoir assez de place pour accueillir les animaux supplémentaires.

L’élevage travaille avec l’abattoir Vallégrain (72). Avec une conduite en 20 bandes, les porcelets sont sevrés au bout de 21 jours, à environ 5,5 kg. Les animaux sont nourris avec de l’aliment issu de la Faf (fabrique d’aliment a la ferme). Les porcs charcutiers reçoivent du lactosérum et du maïs humide. « L’important est de maitriser les coûts alimentaires, car ils représentent 65 % du coût de production », indique Cédric. La distribution de l’aliment est en grande partie automatisée. Pour les truies gestantes, l’alimentation est individualisée grâce à un système de boucles électroniques. Les truies sont inséminées avec des semences issues des verrats piétrain de l’exploitation.

Savoir s’adapter pour s’améliorer

Les Raguin viennent de débuter la construction d’un bâtiment de 2 300 places. Ce projet vise à remplacer une partie des porcheries plus anciennes, à apporter plus de cohérence dans les bâtiments et plus de bien-être pour les animaux et les éleveurs. L’enquête publique a fait l’objet de 128 observations… principalement de la part de l’ASPIE et de quelques habitants de Sepmes. Les exploitants ont dû y répondre individuellement. Pour s’adapter aux demandes, ils ont décalé l’implantation du bâtiment, pour des raisons d’ombre. Avec ce projet, les éleveurs passeront de 9 000 porcs vendus à 11 000 et changeront de conduite en bande pour pouvoir mieux gérer l’aspect sanitaire et la main d’oeuvre salariée.

« Nous allons aussi construire une nouvelle fosse à lisier, pour répondre aux exigences de stockage. Une couverture flottante Nénufar sera installée sur une fosse existante, pour récupérer le méthane produit naturellement par le lisier. Celui-ci sera injecté dans une chaudière bio-gaz pour chauffer les post sevrages avec de l’eau chaude. On économisera sur la facture de chauffage, aujourd’hui au fioul, et sur les frais d’épandage, comme le lisier ne sera pas dilué par l’eau de pluie », expliquent les associés. Tout en émettant moins de gaz à effet de serre, le système permet de transformer le lisier en énergie grâce à la méthanisation froide. Un investissement de 80 000 €, entre la chaudière, la couverture, la canalisation de gaz, les filtres, etc.  

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