Aller au contenu principal

Renard : éleveurs, déclarez vos dégâts !

Le manque de déclarations de dégâts pourrait remettre en cause le statut du renard en tant qu’espèce susceptible d’occasionner des dégâts. Les éleveurs ont encore 6 mois pour signaler les dégâts occasionnés par cette espèce. Sans cela, la régulation de ce canidé risque d’être limitée.

Régulièrement, le ministère de l’Environnement réévalue le statut des espèces gibiers et des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod). C’est grâce aux dégâts déclarés par les agriculteurs que les corvidés, pigeons, renards et autres prédateurs sont classés sous un statut ou un autre. Or, faute de ne pouvoir être indemnisés, les exploitants ne renvoient pas systématiquement de déclaration de dégâts. C’est ainsi que, pour certaines espèces, le ministère n’enregistre plus de nuisances. Or, même si la fédération des chasseurs peut transmettre les prélèvements déclarés par les piégeurs agréés, ces derniers ne justifient en rien de la nuisibilité de l’espèce.

 

Le putois n’est ainsi plus considéré comme une espèce susceptible d’occasionner des dégâts sur l’ensemble du territoire par une décision du 7 juillet 2021. En effet, le Conseil d’État a annulé partiellement l’arrêté ministériel du 3 juillet 2019, fixant la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts de catégorie II et dont fait également partie le renard (cf. tableau en haut de page pour retrouver les modalités des différentes catégories). Cette même décision a également retiré la pie bavarde de la liste dans le Loiret.

 

6 MOIS POUR AGIR

C’est le délai qu’il reste aux éleveurs pour signaler les dégâts de renard occasionnés dans les élevages. En effet, une commission doit se prononcer sur le statut des espèces au printemps 2022. De ce fait, il est important de faire remonter aux fédérations de chasse les dommages occasionnés. Car, sans contre argument, il est probable que l’administration ne prenne pas de risque face à une minorité qui souhaite son retrait de la liste des Esod et qui, l’ayant déjà prouvé, est prête à saisir le tribunal administratif.

 

Il est possible de réaliser la déclaration en ligne sur : https:// www.chasseurducentrevaldeloire. fr/fdc37/news/declaration- de-dommages-causes-parla- faune-sauvage/. Pour rappel, cette déclaration n’ouvre à ce jour aucun droit à indemnisation. Elle permet par contre de revendiquer collectivement des méthodes de régulation légales pour les espèces citées.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 5,54€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terre de Touraine
Consultez le journal Terre de Touraine au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal Terre de Touraine
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terre de Touraine.

Vous aimerez aussi

Tournesol : « des rendements bons, voire très bons »
La récolte de tournesol touche à sa fin, sur une note positive puisque les rendements sont tout à fait satisfaisants.
Hausse des engrais : quelles marges de manoeuvre agronomiques ?
C’est une question que se posent tous les agriculteurs pour limiter leurs charges, compte tenu du prix très élevé des engrais.
Pommes : calibre et volume impactés par les aléas
A Saint-Aubin-le-Dépeint, les vergers du Gaec des Deux Saints ont subi au printemps dernier le gel et la grêle.
« Un millésime avec une certaine finesse, de belles acidités »
Détour du côté de Chinon, au Domaine de la Massonnière où les vendanges viennent de se terminer.
Contrôle phyto en cours
Attention, la mise en oeuvre des ZNT riverain et points d’eau sera vérifiée pour la première fois cette année.
Vendanges : de belles qualités dans les cuves
Les vendanges, en cours ou terminées par endroits, révèlent des pertes importantes liées aux aléas climatiques.
Publicité