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Face à la crise, faire remonter les problématiques

Préfecture et représentants des acteurs économiques du département s’unissent pour se faire le relais des difficultés des entreprises et trouver des solutions.

La Préfète et les représentants des chambres consulaires et des organisations syndicales se sont réunis le 20 mars, pour évoquer la situation économique en Indre-et-Loire, face à la crise sanitaire actuelle. « Nous avons pour mission de protéger les salariés, de maintenir l’activité économique minimum absolument essentielle : soins, alimentation, sécurité, toute forme d’urgence, maintenance, et de préserver le tissu économique de la nation », a déclaré la Préfète Corinne Orzechowski.


Les représentants des chambres consulaires (CCI, chambre de métiers et de l’artisanat, chambre d’agriculture) et organismes syndicaux ont souligné l’importance pour les entrepreneurs, artisans, commerçants, agriculteurs… de leur faire remonter les problématiques urgentes ; ce, pour capter les demandes et y répondre. L’un des enjeux immédiats étant que les entreprises aient la trésorerie suffisante pour payer leurs salariés cette fin de mois.


Du côté du secteur agricole, une cellule d’écoute a été mise en place à la chambre d’agriculture pour mesurer les différentes impacts de la crise et aussi rassurer et répondre aux questions des agriculteurs (02 47 48 37 78 ou celluleaccueil@cda37.fr). La FNSEA Centre-Val de Loire a également mis en place un site internet (www.fnseacvl.com) et reste à disposition de ses adhérents au 02 47 28 30 02. Les conseillers de la chambre et ceux du syndicat, en télétravail, peuvent donc être contactés, pour la continuité du suivi sanitaire et technique.


Des secteurs plus touchés que d’autres
« En circuit court et de proximité, les producteurs sont présents, ils continuent de produire, mais ont de vraies difficultés à vendre. Il va falloir inventer des systèmes de commercialisation, comme par exemple organiser la venue des clients sur rendez-vous, a indiqué Henry Frémont, président de la chambre d’agriculture. Les agriculteurs qui vendent à la restauration collective ou sur les marchés sont dans une situation compliquée. » La Préfecture et le président de la chambre d’agriculture ont d’ailleurs envoyé un courrier aux maires du département, leur demandant de laisser les marchés alimentaires ouverts, dans le respect des gestes barrières.


Henry Frémont a également insisté sur le cas des horticulteurs, qui d’habitude font le principal de leur chiffre d’affaires sur les trois mois qui viennent, et celui des producteurs d’asperges, pour qui la saison de vente commence sans clients en face.


La Préfète a rappelé l’existence de dispositifs de report de charges fiscales, sociales, loyers… de prêts de trésorerie, d’un fonds d’indemnisation du Conseil régional et de l’activité partielle. Au 23 mars, l’Unité territoriale de la Direccte enregistrait 243 entreprises ayant demandé le recours à l’activité partielle, pour un total de 4 074 salariés, tous secteurs d’activité confondus (dont un tiers dans le secteur de la construction). Compte tenu du délai d’un mois accordé pour émarger à ce dispositif de manière rétroactive, ces chiffres sont amenés à augmenter.

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