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RÉCOMPENSE
L’équipiste séduit les éleveurs équins

Grâce à leur principe d’hébergement respectueux des animaux et de l’environnement, Baptiste et Charlotte Rozet ont reçu le Prix des Territoires en catégorie Environnement à Ferme Expo. Rencontre et explication du fonctionnement d’une équipiste.

Depuis le printemps dernier, Charlotte et Baptiste Rozet ont mis en place trois équipistes au sein de leurs écuries.
© ©Anaelle Bosch Photographie

 

 Les écuries Al-Khashab à Courcelles-de-Touraine sont à la fois écuries de propriétaires et de compéti­tion. Elles sont spécialisées en endurance. « Cette spécialisation entraine des contrôles réguliers et un suivi exigeant des chevaux », introduisent Baptiste et Charlotte Rozet, les deux gérants. 

Bien que cette dernière ait tou­jours possédé des chevaux, son installation officielle en EARL ne date que de janvier 2024. Ac­tuellement, sept chevaux sont en pension au lieu-dit Le Petit-Bois, auxquels s’ajoutent les cinq ani­maux des propriétaires des lieux. « Nous avons encore de la marge, nos sept hectares d’herbe nous permet­tant de monter à quinze animaux », précisent les deux gérants. 

Depuis le printemps dernier, ils ont mis en place un mode d’hé­bergement peu développé dans le monde équin : l’équipiste.

Ainsi, trois équipistes de plus de 2 ha chacune ont été créées et divisées en plusieurs parcelles, en fonction du nombre et de la corpulence des chevaux qui y sont installés. « Outre le confort des animaux, ce découpage permet à l’herbe, en été et à l’automne, de se régénérer davantage dans les par­celles non pâturées, poursuit Bap­tise Rozet. Par cette délimitation, on évite ainsi le piétinement et on peut intervenir plus facilement pour le broyage des refus, par exemple. » 

Tant que la portance des sols le permet, les chevaux sont donc dans les équipistes. En hiver, ils sont rapatriés dans les paddocks, conçus pour un ou deux chevaux maximum et dotés d’un abri et d’un râtelier. Les soins quotidiens sont ainsi facilités et les membres des animaux préservés de l’humi­dité. 

Aux écuries Al-Khashab, il n’y a donc pas de box. Seuls deux sont  utilisés de manière ponctuelle. « A la veille d’un départ en salon ou concours, ou pour des questions de soins, se réjouit Charlotte Rozet. L’environnement d’un cheval, c’est dehors. Le box, c’est avant tout le confort du cavalier. » 

Le couple d’éleveurs s’est fait accompagner d’une ingénieure agronome spécialisée dans ce mode d’hébergement pour mettre en place ses équipistes. « Elle nous a conseillés sur les parcours à créer en fonction de l’historique de nos parcelles, poursuit Baptiste Rozet. Et nous avons désormais un suivi régulier, notamment sur la pousse de l’herbe. » 

L’obtention du prix lors des Tro­phées des territoires à Ferme Expo, dans la catégorie environ­nement, motive les deux éleveurs. « Nous souhaitons développer et  qui allie endurance à haut niveau, bien-être des chevaux et respect de l'environnement », concluent-ils. L’équipiste, un modèle à décliner aux élevages bovins ?

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