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Un café, c’est l’âme du village

Un peu partout, les cafés ruraux se transforment, proposant de nouveaux modèles. Tour d’horizon de quelques initiatives étonnantes dans le Rhône, qui ont su redonner de l’attractivité à leurs villages.

Dans les Monts du Lyonnais (Rhône), lorsque la propriétaire du café de la petite commune de Villechenève a pris sa retraite fin 2019, elle n’a pas trouvé repreneur. Il restait un restaurant et une boutique multiservice mais « Le Central, c’était l’âme du village, le lieu du lien social », se souvient Bruno Piquet, agriculteur à la retraite et élu du village. Alors, avec un groupe d’habitants, il a porté la création d’un café associatif : Le Milo’ Bistrot, qui a ouvert ses portes le 13 mars 2022. « Nous venons de faire le bilan à six mois et il est très positif. On est au-delà de nos espérances », se réjoui-t-il.

L’ASSOCIATIF,  LE RENOUVEAU DU CAFÉ

Il reconnaît toutefois que le café n’est viable que grâce au bénévolat. À tour de rôle, les bénévoles se relaient pour assurer l’ouverture du bistrot trois matinées et trois soirées par semaine. Ici, tous les clients payent une adhésion symbolique de 1 €. Et les prix sont au plus bas. Juste ce qu’il faut pour payer les fournisseurs, les frais de fonctionnement et réinvestir pour améliorer les lieux et les services. Financièrement, le projet a été soutenu par les élus, notamment via la mise à disposition d’un local municipal, dont l’association ne paiera le loyer qu’en 2023, et l’aménagement d’une terrasse. Mais le groupe n’a pas souhaité solliciter d’aide financière publique, pour ne pas ralentir le projet. Des adhérents ont apporté de l’argent en attendant le prêt d’une banque privée. Depuis sa création, le Milo’ Bistrot a organisé plusieurs soirées festives : fête de la musique, matchs de football… Autant d’occasions de fédérer ce petit village, à un peu moins d’une heure de Lyon, qui voit arriver depuis quelques années de nouvelles familles venues de la ville. « On essaie de créer un café à la fois intergénérationnel et permettant de se faire rencontrer ces nouvelles populations avec les historiques. L’enjeu, c’est de ne pas devenir un village dortoir, de conserver le lien social », estime Bruno Piquet.

LE MULTISERVICE,  LA CLÉ DE LA RÉUSSITE

À vingt minutes de là, le village de Saint-Julien-sur-Bibost aurait aussi pu perdre son café, lorsque l’ancienne propriétaire de La Tonnelle a pris sa retraite il y a quatre ans. Au lieu de cela, son neveu a repris l’affaire. Ce restaurateur, né dans le village, voulait que le commerce perdure et reste dans la famille. Guillaume Antoine a alors vendu son restaurant à Lyon, pour reprendre ce café multiservice essentiel à la vie du village. Grâce à des financements de la Région et de la Communauté de communes, il a agrandi et réaménagé le local afin de développer la partie épicerie. Bien plus que des produits de première nécessité, on y trouve maintenant de la viande, de la charcuterie et des fromages de producteurs locaux, correspondant à la demande actuelle de la clientèle. La Tonnelle fait également dépôt de pain, de journaux et de gaz, mais aussi restaurant le midi en semaine, siège social et lieu de réunion pour les associations de la commune. « Le commerce n’est pas toujours simple dans les petits villages. Il faut plusieurs activités et de grosses plages horaires d’ouverture », admet le gérant, qui a aussi développé une activité de traiteur qui marche très bien, avec des plats à emporter et la participation aux fêtes de village et à des évènements privés.

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