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UN CHOIX À PLUSIEURS ENTRÉES

Options adaptées à son activité, facilité d’entretien, proximité du concessionnaire, critères pour la revente..., plusieurs facteurs guident quand il s’agit d’acquérir un tracteur neuf. Témoignage.

Malgré l’arrêt du travail à façon, Michel Guérin, agriculteur dans la vallée de la Loire, maintient le rythme de remplacement de ses engins de traction. Associé en Gaec avec son frère Patrick, ils élèvent également des vaches allaitantes et produisent des légumes et des pommes. « Les tracteurs qui réalisent le plus d’heures à l’année, nous essayons de les renouveler régulièrement, introduit l’agriculteur. Pour deux raisons principales : c’est moins vrai maintenant car nous avons arrêté les prestations de semis de légumes, mais auparavant, il ne nous était pas acceptable de pouvoir tomber en panne chez un client. » Par définition, le risque est moindre en présence de matériel récent. « Mais également pour des questions de confort (le nôtre et celui de nos salariés) », poursuit Michel Guérin. Le tracteur principal est remplacé toutes les 3 000 heures environ. Fidèles à leur concessionnaire, les deux frères apprécient le service à leur porte. « Il est à 4  km de notre siège social. C’est appréciable pour être dépanné rapidement. Et puis nous sommes habitués à cette marque, à la gestion des moniteurs en cabine, des commandes, de la maintenance de base, etc. ». 

DES DÉLAIS DE LIVRAISON ALLONGÉS 

Les deux frères ont acheté deux tracteurs neufs en peu de temps. Le premier a été commandé en 2021 pour une livraison prévue à la fin de la même année. Or, sa réception effective n’est survenue que fin 2022. « Les délais sont tels aujourd’hui, qu’il faut anticiper ses renouvellements de matériels », met en garde l’exploitant. Celui-ci est dédié avant tout aux semis. Mais il tracte aussi une benne à la moisson et effectue une bonne partie des travaux de fenaison. Il réalise environ 700 heures par an. « C’est un 6 cylindres, annoncé pour 180 ch, boosté. Or, comme tous les constructeurs, ils “oublient” de déduire les différents organes qui absorbent de la puissance. La transmission, l’alternateur, la pompe à eau, etc. », pointe Michel Guérin. Autant d’organes indispensables qui font diminuer significativement la puissance annoncée d’un tracteur lors des situations de travail. Côté tarif, « même s’ils sont bien souvent faussés à cause de la reprise de ’ancien, on se situait à l’époque aux alentours de 130 000 euros  HT », précise l’agriculteur. Le second investissement récent concerne un 220 ch. « Ce modèle était déjà sur le parc de notre concessionnaire », précise Michel Guérin. En effet, certains vendeurs de matériel précommandent des tracteurs avant même de les avoir commercialisés. « Afin de l’adapter à notre utilisation, nous lui avons demandé d’apporter quelques améliorations. » La présence d’une prise de force avant est une nécessité pour les frères Guérin. « Nous utilisons un combiné de fauche lors des travaux de fenaison. Or courant avril ou mai, il est possible que nous soyons encore dans les semis de printemps, en parallèle des travaux de fenaison. Il faut donc que l’un ou l’autre des tracteurs puisse faucher. Les deux doivent donc être équipés du relevage et de la prise de force avant », justifie-t-il. Pour 220 ch, annoncés, le tarif HT s’élevait à 160 000 euros. 

AUTOGUIDAGE ET ÉCLAIRAGE 

Autre exigence pour les deux frères, la présence de phares additionnels. « Pour des raisons d’organisation du travail, nous travaillons de jour comme de nuit. C’est important pour nous de conserver une bonne visibilité en cabine. » Les deux modèles disposent donc de 16 phares de travail. Tous deux sont équipés d’une boite de vitesses mécanique. « C’est aussi un de nos critères lors du renouvellement. La boite à variation continue est très gourmande en puissance moteur et je la trouve moins efficace lors des travaux de transport, notamment en phase de freinage. C’est aussi une question d’habitude », complète Michel Guérin. Enfin, ce type de boite est aussi privilégié par les deux frères pour son adaptation aux différents salariés. « Nous travaillons beaucoup avec des agences d’intérim pour le personnel. Il change souvent et l’adaptation au matériel est donc plus aisée », reconnaît-il. Autre point d’exigence pour les deux agriculteurs : l’autoguidage. « Il n’est pas nécessaire sur tous les tracteurs de l’exploitation, mais c’est tout de même un confort de travail non négligeable quand les tracteurs qui réalisent beaucoup d’heures aux champs en sont équipés. » Le guidage RTK, précis à 2 cm, exige le renouvellement annuel d’une cotisation. « Nous avons la possibilité de l’utiliser sur ces deux tracteurs, la fonctionnalité est montée d’usine. Concernant le 220 ch, nous n’avons pas renouvelé l’abonnement pour le guidage de précision. Cette dernière est donc moindre, mais cela suffit pour réaliser les travaux qui lui sont dédiés, à savoir la préparation de sol et le déchaumage  »  

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