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Matériel de cave
Une cave en quête d’amélioration

A Vernou-sur-Brenne, les associés du Gaec Hallay ont choisi de renouveler une partie de leur matériel de cave. Des investissements économiques qu’ils sont loin de regretter tant ils apportent une souplesse et une facilité de travail.

Au domaine viticole Hallay à Vernou-sur-Brenne, la vigne est une histoire de famille depuis 1887. Aujourd’hui c’est Eric Hallay, son frère Christophe et depuis 2015 son fils Yannick qui sont installés sur l’exploitation. Si chaque génération poursuit le travail de la précédente, elle apporte aussi son lot d’améliorations. Pour produire ses 2 200 hectolitres (hl) annuels de vouvray (sec, demisec, moelleux et pétillant), le Gaec Hallay et fils a fait le choix d’investir dans du matériel plus performant. L’exploitation qui possède 40 ha de vignes a ainsi acquis trois machines en trois ans. Des investissements bien pensés pour optimiser le système tout en s’intégrant dans un futur projet de réaménagement.

Eviter les pertes…

Pour remplacer son pressoir à vis sans fin qui ne fonctionnait plus, Eric Hallay a opté pour un pressoir pneumatique Diemme d’occasion de 40 hl. « Le pressoir pneumatique permet un pressurage plus souple qui n’abime pas la vendange », explique-til. L’étape de pressurage dure 3h30, durant laquelle la membrane à l’intérieur du pressoir se gonfle d’air et vient écraser le raisin par la pression qui augmente progressivement de 200 g à 1.8 kg. Le nouvel achat de l’exploitation vient en complément d’un autre pressoir pneumatique Europresse, d’une capacité de 50 hl. « En cas de panne d’un des pressoirs, j’ai l’assurance d’en avoir un autre. » Le jus de raisin obtenu passe ensuite dans le filtre à bourbe, une acquisition également récente. « Avant on laissait le jus de raisin se décanter tout seul. Pour une cuve de 50 hl, il fallait 16 heures et on récupérait 6 à 7 hl de dépôts qui n’étaient pas gardés. Ça me faisait mal au cœur de jeter du produit commercialisable alors j’ai acheté un filtre à bourbe pour récupérer le jus du dépôt. Et il y a 3 ans, je l’ai remplacé par un autre filtre qui prend en charge le jus dès sa sortie du pressoir. »

…en gagnant du temps

Ce filtre VLS Technologies se compose de 40 plateaux contenant de la terre de filtration à travers lesquels passe le vin. « Cela fonctionne comme un filtre naturel qui enlève les dépôts et atténue les mauvais goûts. Le vin ne fermente plus avec les impuretés et ressort clair ». Le filtre est équipé d’une pompe trois fois plus puissante que le précédent. Le débit est ainsi passé de 15 hl/h à 45 hl/h. « Ce n’est pas le même produit ! Le nouveau filtre colmate moins vite car les plaques sont plus grosses. Pour moi c’est un gain de temps. Le vin est directement filtré, il contient moins d’impuretés et nécessite moins de main-d’oeuvre. » Un investissement qui reste un coût pour les particuliers. « C’est un matériel encore peu présent dans les exploitations », raconte Mickaël Salé de l’entreprise LS Service qui a fourni le matériel au Gaec Hallay. « Il y a encore 5 ans, filtrer les bourbes était une pratique peu répandue, mais depuis les récents problèmes de récolte avec le gel et la grêle, les viticulteurs veulent le moins de pertes possible. » En 2003, quand il achète son premier filtre à bourbe, Eric Hallay est en avance sur son temps. Un flair dont il se félicite. Son nouveau filtre a quant à lui l’avantage d’être plus sécurisé. « Je peux le mettre en route et m’en aller, la machine s’arrête toute seule. Je n’ai plus besoin d’être présent tout le temps et je peux faire autre chose en attendant. » Moins de pénibilité Le changement ne s’arrête pas là. Le Gaec Hallay a aussi opté pour une nouvelle étiqueteuse CDA R1000 auto-collante. Désormais ce sont 1 000 bouteilles natures par heure qui peuvent être étiquetées, ou 750 bouteilles mousseuses, ces dernières devant être serties deux fois. « Avant nous avions une étiqueteuse manuelle à colle, beaucoup moins pratique, explique Eric Hallay. Nous devions être deux sur la machine, un qui sertissait les capsules et l’autre qui collait les étiquettes. Maintenant, une personne suffit et le débit est bien plus rapide. » Un matériel simple à régler et facile d’utilisation, qui fait gagner aux exploitants du temps tout en diminuant la pénibilité. Un avantage quand près de 45 000 bouteilles étiquetées sortent du chai chaque année. Et le viticulteur a de la suite dans les idées. L’étiqueteuse a été choisie pour sa gamme évolutive, et trouvera sa place dans le projet de réaménagement de l’exploitation qui trotte dans son esprit depuis longtemps. « Il s’agit d’une salle d’habillage où il sera possible de laver les bouteilles, étiqueter et encartonner. Une laveuse peut s’adapter avant l’étiqueteuse et l’encartonnage après. » Les travaux devraient commencer l’année prochaine. 

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