Aller au contenu principal

Conférence
Des cultures intermédiaires au service de l'énergie

Sylvain Guineberteau

Une plus-value pour l'exploitation, c'est toujours intéressant… Vendredi 15 novembre à Ferme Expo, une conférence sera consacrée aux cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive). Sylvain Guineberteau, conseiller énergies à la chambre d'agriculture d'Indre-et-Loire, en dit plus sur ce rendez-vous.

 

L'une des conférences de Ferme Expo aura pour thème « Cive : de l'énergie dans les champs, une solution pour sécuriser l'approvisionnement des méthaniseurs ». Quel en sera le contenu ?

Sylvain Guineberteau : L'idée est de mettre en évidence l'intérêt de développer les Cive. Elles permettent de créer de la valeur ajoutée sur l'exploitation, avec leur vente à une unité de méthanisation. En échange, l'agriculteur producteur de Cive récupère du digestat à étendre sur ses sols, remplaçant une partie de ses engrais minéraux. Sans compter que la culture sert de couvert, réduisant ainsi l'érosion, et que son système racinaire reste en place, apportant de la matière organique, de la structure et de la portance pour les sols. Les questions : « combien ça coûte ? », « combien ça rapporte ? » seront abordées afin d'apporter un maximum d'éléments aux participants.

 

C'est Laurent Lejars, de la chambre d'agriculture du Loiret, qui interviendra. Qui est-il ?

S.G. : C'est un expert de la méthanisation et des Cive. Il suit des projets en développement et en fonctionnement ainsi que des essais, il a également créé des outils de calcul. Les essais couplés aux outils de calculs permettent de savoir quelle est la Cive la plus intéressante à semer en fonction du territoire et des cultures principales, mais aussi d'évaluer sa valeur en fonction de son pouvoir méthanogène. L'expertise de Laurent Lejars prend en compte les questions de semis, de récolte, de stockage et de transport. Toutes les étapes peuvent être chiffrées, ce qui permet à l'agriculteur de savoir où il va.

 

Et pourquoi avoir choisi d'évoquer ce thème lors du salon régional de l'agriculture ?

S.G. : Parce que c'est un sujet de plus en plus important, avec le développement des unités de méthanisation. En Indre-et-Loire, il y a une dizaine d'unités de méthanisation agricole en fonctionnement, alimentées principalement par des effluents d'élevage. Un complément en Cive est très intéressant pour une unité de méthanisation car leur pouvoir méthanogène est beaucoup plus élevé, cependant, les Cive sont encore peu connues et il est important de diffuser de l'information à ce sujet. Dans le Loiret et l'Indre, il y a déjà des projets alimentés uniquement par des ressources végétales.

 

A quel public s'adresse plus particulièrement cette conférence ?

S.G. : A tous les agriculteurs déjà impliqués dans des projets, ceux qui y réfléchissent, ceux qui ont une unité de méthanisation ou un projet pas loin de chez eux. On vise aussi les collectivités pour leur apporter des éléments d'informations, afin que les élus et agents puissent répondre aux riverains qui s'interrogent sur ces cultures, pensant souvent qu'elles remplacent des cultures principales destinées à nourrir les animaux ou les Hommes.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 5,54€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terre de Touraine
Consultez le journal Terre de Touraine au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal Terre de Touraine
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terre de Touraine.

Vous aimerez aussi

Le sans soufre à pas comptés
AOC BOURGUEIL & ST NICOLAS DE B/ Vigneron de Benais en Touraine Val de Loire, Vincent Delanoue, après plusieurs tests de vinification sans
Treize nouveaux apprentis viticoles à Amboise
Depuis le 10 janvier, treize adultes sont engagés dans la formation « ouvrier qualifié viticole » au lycée d’Amboise.
Le sans soufre avec précautions
Vigneron de Benais, Vincent Delanoue, après plusieurs tests de vinification sans soufre, s’est lancé cette année grandeur nature sur 10 % de s
Nitrates : un nouveau tour de vis en prévision ?
Alors que de nouvelles règles viennent contraindre encore plus l’activité agricole, une évolution de la réglementation sur la pollution des ea
Déjouer les pièges d’une vinification sans sulfites
Vinifier sans soufre ajouté des raisins peu acides présente des risques.
Une stratégie sur mesure pour sortir des impasses
Des purs céréaliers cochant la case retour à l’élevage laitier, le fait est suffisamment exceptionnel pour être relevé, d’autant que ce n’est
Publicité