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Ensilage
Des pratiques adaptées lors des chantiers

Les chantiers d’ensilage ont démarré dans le contexte sanitaire inédit du Covid 19, exigeant de nombreuses précautions sanitaires.

Distanciation sociale, diminution des contacts au maximum, les consignes de prévention obligent les agriculteurs à adapter leurs pratiques habituelles. A l’instar de l’ETA Pasquereau, à Tauxigny, qui s’organise au mieux. « On ne peut pas manger ensemble le midi comme on le fait d’habitude, on n’a plus le côté convivial qui permettait de faire une pause ensemble. Là on mange chacun dans notre machine, dans notre coin », explique à regret Benoît Pasquereau.

 

Dans les relations avec les clients, tout a changé aussi. D’habitude, les entrepreneurs vont à la ferme pour ajouter le conservateur d’ensilage avec l’agriculteur. Désormais, le chauffeur remplit la benne d’eau la veille au soir, puis c’est le client qui met le produit le lendemain par une autre entrée. Ainsi, le chauffeur ne retouche pas cette partie de la machine. « Ça limite les contacts, en partant du principe que le virus ne resterait actif que quelques heures sur les matières », justifie Benoît.

 

Pour les semis, ce sont aussi les clients qui chargent les semoirs, après que le chauffeur ait simplement ouvert le contenant.

 

Pas de contact proche non plus pour s’accorder sur les travaux. « Pour se mettre d’accord sur la hauteur de coupe par exemple, on communique par téléphone portable. Personne d’autre que le chauffeur n’entre dans la cabine de la machine ou du tracteur. » D’ailleurs, dans la mesure du possible, les tracteurs ne sont pas échangés entre chauffeurs.

 

Du côté du personnel, avec un salarié en arrêt et un jeune embauché depuis peu, l’ETA a réembauché un ancien chauffeur pour donner un coup de main pendant cette période.

 

A la Cuma de l’Arc en Ciel de Charnizay, tout a aussi été mis en oeuvre pour prévenir les risques de contamination. « Désinfectants et lingettes sont à disposition dans les machines, et on nettoie bien une fois qu’on a utilisé le matériel, explique Fréderic Cadieu, président de la Cuma. Pour les repas, chacun apporte son sandwich le midi, et il n’y a pas de repas en commun le soir, contrairement à d’habitude. » C’est sûr, le retour des moments de convivialité sera apprécié.   Récolte de fourrage /


 

Premiers échos

En sud Touraine, les premiers ensilages ont démarré autour du 20 mars. Pour la première coupe, les chantiers se sont terminés la semaine dernière. « On voit peu nos collègues en ce moment, mais qualité et rendement semblent au rendezvous de façon générale », note Frédéric Cadieu, agriculteur à Charnizay. Celui-ci envisage une deuxième coupe la semaine prochaine, comme certains de ses collègues.

 

Plus au nord, l’ETA Pasquereau, de Tauxigy, a débuté ses chantiers la semaine dernière. Tout le monde attendait un peu d’eau, mais il n’est finalement tombé que dans les 6 mm le week-end dernier dans le secteur. « En fourrage, la qualité sera peut-être là, mais pas la quantité pour l’instant, indique Benoît Pasquereau. De l’herbe avait noyé, l’implantation était mauvaise avec l’hiver très pluvieux. Et malgré la douceur qu’on a eue, ces parcelles-là ne se sont pas bien remises en état ». La zone centrale du département, avec des parcelles hydromorphes, a en effet pâti de l’hiver pluvieux. « Ça a très peu poussé, et en plus c’était inaccessible », confirme Stéphane David, référent fourrage à la chambre d’agriculture.

 

Ailleurs, sauf cas particuliers, le son de cloche est globalement plutôt positif. Les ray-grass bien fertilisés ont donné de la matière en première coupe, jusqu’à 4,5 tonnes de rendement. La fétuque affiche aussi un rendement de 2,5 à 3 tonnes par endroits, notamment dans le nord.

 

Les premiers chantiers d’ensilage bénéficient ainsi d’un bon lancement, avec des premières coupes précoces. Stéphane David résume en une phrase l’attente générale : « l’inquiétude maintenant, c’est de savoir quel sera le niveau de repousse, s’il ne tombe pas ou peu d’eau… »

 

Pour les méteils, les récoltes devraient commencer la semaine prochaine.  

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