Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Point de vue
Impressions de congrès

Jacky Girard représente les éleveurs du Centre-Val de Loire au conseil d’administration de la FNB. Il participait à ce titre au congrès du syndicat à Mende, les 5 et 6 février derniers.

Jacky Girard retient trois points principaux du congrès de la FNB.

Le premier concerne le tapage médiatique autour des mouvements anti-viande et l’ambiance qu’il génère. Plutôt que de tourner en boucle ces messages négatifs, il propose que l’on concentre son énergie aux « 98 % de nos concitoyens qui mangent encore de la viande. Il faut positiver en parlant de nos savoir-faire, ouvrir nos élevages pour expliquer ce qu’on fait. »

Le second est en lien avec l’efficacité économique des ateliers d’élevage, sujet qui a mobilisé une part significative des débats. Il a eu la démonstration qu’il n’y avait pas de lien entre la taille de l’élevage, autrement dit le nombre de vêlages, et le revenu dégagé. « Un gars avec 50 vaches peut gagner aussi bien sa vie qu’un autre avec 150. Plus il y a d’animaux, moins il y a de revenu à l’animal. C’est la charge en matériel qui fait la différence. C’est une question de choix de vie. »

Un constat dont découle le troisième point qui l’a particulièrement marqué lors des échanges avec ses collègues à Mende : la démotivation. « Dans la salle, certains ne croyaient plus à leur métier. Je crois que nous éleveurs on a vraiment du mal à sortir, à aller voir ailleurs. On s’enferme dans nos certitudes et nos habitudes. C’est l’obligation qui nous fait changer. Il faut savoir se remettre en question pour changer d’organisation. »

Que pense-t-il des indicateurs de prix issus de la loi EGAlim ? « Un prix de seuil de vente à perte fixé à 4,65 /kg pour une vache R+, cela paraît farfelu », concède-t-il. Passée cette première impression, il souligne qu’on avait reçu avec le même scepticisme la mise en place de la grille de classement « qui existe encore ». Idem pour la machine à classer, « on en est à la 3ème génération ».

Dans la même veine, la filière a prôné avec succès le logo VF, qui fait désormais office de référence dans toutes les GMS. La démarche Éleveur et engagé commence aussi à faire ses preuves. « Il faut aller dans des démarches qualité, on n’a pas le choix », avance-t-il. Il croit bien plus à cette voie qu’à celle de l’export ; « même Bigard ne veut pas y aller au motif qu’il n’y trouve aucun intérêt économique », rapporte-t-il. Et pour re-capter rapidement la valeur ajoutée dans la filière, il suggère de revoir « l’esprit de maquignonnage », dont est largement dépendant la filière.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 5,54€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terre de Touraine
Consultez le journal Terre de Touraine au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal Terre de Touraine
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terre de Touraine.

Vous aimerez aussi

Vignette
Une production de 13 tonnes de MS/ha avec une prairie sous couvert de méteil
La prairie sous couvert de méteil a tenu ses promesses chez Bruno et Benoit Rochereau.
Vignette
Le Tchad, pays d'élevage et d'agriculture familiale
Ancienne colonie française, le Tchad est classé parmi les pays les plus pauvres du monde.
Vignette
Les bovins ont aussi leur ostéopathe
Encore méconnue, l'ostéopathie animalière, et notamment pour les bovins, fait pourtant ses preuves.
Vignette
Méteils et pâturage tournant, deux leviers pour sécuriser ses stocks
Comment minimiser les impacts des risques climatiques, sanitaires et environnementaux sur ses exploitations ?
Vignette
L'ABATTOIR DE SAINT-FLOVIER EN QUÊTE D'ÉQUILIBRE
L'abattoir de Saint-Flovier se restructure depuis un an, avec l'arrivée de nouveaux producteurs à sa tête. Un seul but : pérenniser l'outil.
Vignette
L'abattoir de Saint-Flover en quête d'équilibre
L'abattoir de Saint-Flovier se restructure depuis un an, avec l'arrivée de nouveaux producteurs à sa tête. Un seul but : pérenniser l'outil.
Publicité