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Magasin de producteurs
La Charrette 2, le retour

La Charrette a 10 ans ! Premier magasin de producteurs à avoir vu le jour en Indre-et-Loire, son succès ne se dément pas. Le pionnier a désormais un petit frère, à Truyes.

Les douze producteurs de La Charrette de Chambray-lès-Tours se sont lancés le 28 novembre dernier dans une nouvelle aventure : l’ouverture d’un second magasin, à Truyes. « La mairie de Truyes souhaitait réimplanter un commerce dans le bourg, suite à la fermeture de la supérette, et est venue proposer à La Charrette d’ouvrir un deuxième magasin », raconte Jérôme Voisin, responsable salarié du nouveau point de vente. Ce dernier est issu du monde de la grande distribution, mais après treize ans dans sa dernière entreprise, il est revenu à ses premières amours. « J’ai commencé dans la restauration. Je suis passionné par la cuisine et les bons produits », confie-t-il. En plus de Jérôme, oeuvrent au magasin Rémy, tout jeune boucher mais non moins compétent, ainsi qu’Annie, en caisse. Deux salariés qui ont fait leurs armes à Chambray.

Un vrai commerce de proximité

Avec l’aide du conseil régional, la mairie a investi dans la construction d’un local neuf, en plein coeur du village. Après deux semaines d’ouverture, Jérôme a pu prendre le pouls de ce véritable magasin de proximité. « Certains clients viennent tous les jours, juste pour acheter leur pain parfois, car on fait dépôt de pain. Des personnes âgées notamment. Certains habitants se revoient en venant ici, et nous disent qu’avant ils ne se voyaient plus. On touche une clientèle ultra-locale, mais aussi des gens d’Esvres, Cormery ou Courçay ». « A Chambray, on a une clientèle qui vient par choix de faire travailler les producteurs locaux, alors qu’ici, c’est comme l’épicerie du coin, complète Maryse Dumiot, l’une des productrices de La Charrette. Certains en profitent pour discuter, c’est un moment convivial. » Les débuts ont en tout cas dépassé les objectifs fixés et les espérances, que ce soit en semaine ou le week-end, sans avoir pour conséquence une baisse de fréquentation de l’établissement de Chambray. Au fil des journées, le magasin est rarement vide. Le flux n’est évidemment pas comparable à celui de Chambray, où le potentiel de clients est plus important et le magasin situé sur une route de passage.

Un projet bien mûri

« La vente directe est dans l’air du temps, il y a une demande de produits locaux, note Maryse Dumiot. On avait dans l’idée depuis quelque temps d’ouvrir un deuxième point de vente, et là l’opportunité s’est présentée. On avait déjà fait une enquête sur la provenance des clients du magasin de Chambray, et les habitants de Cormery et Truyes étaient très peu représentés. Donc on savait que les deux points de vente ne se feraient pas concurrence ». La décision a tout de même nécessité un temps de réflexion, pour que le groupe entier se lance ; il a fallu que chacun soit sûr de pouvoir s’organiser dans sa production pour approvisionner un magasin en plus. Côté logistique, l’organisation reste à peaufiner, la capacité de stockage étant nettement moins importante dans ce second magasin. « On va voir comment ça évolue et prendre nos marques, au niveau de la fréquence et du lieu de livraison. » La petite équipe est en tout cas ravie du démarrage et de l’ambiance « épicerie de village » que les habitants ont immédiatement imprimée au lieu.

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