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Tours-Fondettes agrocampus
L'aménagement paysager comme voie de reconversion

Le CFA de l’agrocampus Tours-Fondettes propose le BTSA aménagements paysagers en apprentissage. Mélissa Verdier, en 2e année, a intégré la formation pour se reconvertir dans ce secteur.

A terme, après son BTSA et peut-être une licence professionnelle, Mélissa Verdier aimerait devenir conductrice de travaux paysagers.

Après un BTS tourisme et plusieurs expériences professionnelles, Mélissa Verdier, 30 ans, est revenue à ses premières amours : l’aménagement paysager. Celle-ci avait en effet obtenu un bac technologique aménagements paysagers lors de son cursus initial. « J’ai travaillé dans d’autres domaines, puis un bilan de compétences m’a confirmé que cette voie me correspondait. J’aime le fait de travailler dehors et j’ai besoin d’un métier où je me dépense physiquement », raconte la jeune femme.

Après une période dans la vie active, la forme de l’apprentissage était pour Mélissa indispensable, « pour être dans le concret, et pour apprendre sur le terrain parce que je n’avais aucune connaissance. En bac, j’avais juste vu la théorie sur des généralités de l’aménagement paysager et la vie du sol. » Le fait également que l’apprentissage soit rémunéré était un critère indispensable.

Actuellement en deuxième année de BTSA aménagements paysagers à Tours-Fondettes, Mélissa est apprentie dans l’entreprise Lantana paysage à Saint-Georges-sur-Cher (41), site d’une vingtaine d’ouvriers qui réalise de la création d’espaces verts. « Quand je suis arrivée, tout était nouveau pour moi. Je me demandais parfois ce que je faisais là ! Je suis repartie de zéro », se confie-t-elle. Elle l’avoue, le milieu du paysage est masculin : « il y a d’ailleurs une certaine misogynie. En tant que femme, il faut absolument savoir s’imposer et montrer ce qu’on sait faire. Ça fait un an et demi que j’y suis, maintenant j’ai fait ma place. »

L’EXPÉRIENCE POUR MAÎTRISER LES DIFFÉRENTS TRAVAUX

En entreprise, Mélissa participe à la réalisation des chantiers. Elle a appris à maîtriser la maçonnerie, les plantations, l’engazonnement, la création de tout type de terrasse, de massifs, le retrait de l’existant… « C’est un métier très physique », confirme la jeune femme. Et d’ajouter : « je suis contente d’être en apprentissage dans une grosse entreprise car je me forme à toutes les missions possibles, et je pense que ça m’ouvrira plus de portes. »

Du côté des cours, comme Mélissa avait déjà un BTS, elle n’étudie pas les matières générales. « La formation théorique est assez poussée en agronomie, estime-t-elle. Ce qui est appréciable, c’est que toutes les matières sont en lien. » Les apprentis doivent travailler en parallèle un dossier professionnel d’expérience, avec trois situations vécues en entreprise, à rendre fin avril et à développer à l’oral en juillet. Le planning est donc bien rempli.

Au départ, la jeune femme envisageait de créer son entreprise. Mais avec le recul et l’expérience en apprentissage, « je me suis rendu compte que j’aimais surtout la conduite et la gestion de chantier, de planning. Donc je pense que je viserai plutôt un poste de conductrice de travaux. »

C’est pourquoi elle va postuler à l’ESA d’Angers à la licence professionnelle aménagement paysager option infographie, à distance et en apprentissage. Sinon, son entreprise d’accueil Lantana l’embauchera.

Mélissa a en tout cas trouvé l’épanouissement dans ce secteur qui lui correspond. « Ce que je préfère ; c’est la finition des chantiers. Voir ensuite le résultat de ce qu’on a réalisé, c’est vraiment gratifiant. » Elle conseille à ceux qui sont intéressés par le secteur de se lancer dans le BTS même s’ils ne connaissent pas le milieu. « Tout le monde peut entrer dans cette formation. Si on veut se réorienter par exemple, il faut se lancer et être motivé. Surtout que c’est un secteur qui recrute beaucoup », ne manque-t-elle pas de conclure.

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