Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Culture
Les multiples intérêts du colza associé

L’association du colza à une ou plusieurs plantes gélives présente de nombreux avantages, y compris une meilleure protection de la culture face aux ravageurs et, dans certains cas, de meilleurs rendements.

Pratique venue d’Amérique du Sud, la culture de colza associée à des plantes compagnes s’observe de plus en plus dans les campagnes. Un intérêt grandissant, révélateur des bienfaits de cette pratique. Les essais de la chambre d’agriculture démarrés il y a 10 ans le confirment :

« Le colza associé est une pratique qui se démocratise ; elle ne coûte pas cher et il n’y a pas de risque de perte de rendement ni de salissement », explique Mathieu Loos, technicien agronomie à la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire. « On remarque de nombreux effets bénéfiques en féveroles, sur le rendement quel que soit le type de sol, sur le drainage pour les sols hydromorphes ou encore moins de pression ravageurs à l’automne. L’exploration racinaire est aussi facilitée. » Son seul point faible : le semis direct, compliqué en raison des deux tailles de graines. Le colza associé peut aussi aider à réduire jusqu’à 50 % le salissement des parcelles. Mais le technicien met en garde, ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter de désherber. « Le colza associé a d’abord été vendu comme un moyen de réduire l’azote mais il y a peu d’intérêt quand le rendement déplafonne », complète le technicien.

Une destruction à maîtriser

Le colza doit être semé idéalement autour du 15 août, avant la pluie. « En avançant les levées de quinze jours, le colza est plus développé en septembre quand les ravageurs arrivent, problème majeur de la culture. La pression augmente tandis que la liste des produits disponibles diminue », ajoute Bruno Chevalier, également technicien à la chambre. Certains agriculteurs évoluent vers des mélanges plus complexes, comme gesse-lentille- fenugrec, vesce-trèfle d’Alexandrie ou vesce-féverole. « La vesce peut être difficile à gérer car elle peut concurrencer le colza, indique Mathieu Loos. La féverole reste plus simple, plus facile à trouver et lève rapidement. » La destruction du couvert est un élément essentiel à maîtriser. « Il faut faire en sorte que le gel le détruise pour limiter de recourir à l’option chimique. La destruction de la féverole doit être bien maitrisée car les OS n’aime pas la retrouver parmi les graines de colza », recommande le technicien. « L’aspect esthétique peut freiner l’agriculteur habitué à voir de la monoculture, en particulier si la féverole est plus haute que le colza. » Lorsque la féverole est introduite comme plante compagne, elle ne doit pas intervenir ailleurs dans la rotation. « La féverole n’est pas si rustique au niveau des ravageurs et des maladies qui peuvent se transmettre sur la culture. Protéger plus la culture n’est pas le but. »

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 5.40€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terre de Touraine
Consultez le journal Terre de Touraine au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter du journal Terre de Touraine
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Vous aimerez aussi

Vignette
Sols français : le constat rassurant de l’Inra
 Touraine Grandes Cultures / L’état de santé microbiologique des sols français est globalement bon constate l’Inra. Le…
Vignette
La réalité du métier, base du projet d’installation
La chambre d’agriculture organisait le 17 octobre une journée découverte des productions légumières à Chouzé-sur-…
Vignette
Compétitifs grâce à l’action collective
Si malgré les crises économiques et la vive concurrence, le verger du nord touraine est toujours compétitif, il le doit à la…
Vignette
Vallée du Loir, un trésor viticole
L’exploitation viticole des Fresneau est le résultat d’une longue tradition de fabrication de vins d’appellations Coteaux du Loir…
Vignette
Une cave en quête d’amélioration
A Vernou-sur-Brenne, les associés du Gaec Hallay ont choisi de renouveler une partie de leur matériel de cave. Des…
Vignette
Comme un goût d'Asie à Ligueil
Une jeune Japonaise a décidé il y a trois ans de cultiver des produits typiques de son pays sur les terres ligueilloises. Un…
Publicité