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Agriculture urbaine
Premières salades aux Jardins perchés

Décidément, il est loin le temps où les Jardins perchés de Tours nord n’existaient que sous la forme d’une jolie vue 3D d’architectes surplombant une ville idéale.

Si ce potager urbain installé sur la terrasse d’un immeuble ne produit pas encore à 100 % de sa capacité, la production monte en cadence.

La récolte des premiers légumes d’une propreté inégalée est imminente aux Jardins perchés de Tours nord. Car ici pas de terre, l’arpent se pare de jolis noms comme la Tower garden et ses 36 plants de légumes feuilles ou l’Autopot doté d’une irrigation fertilisante et oxygénante des racines. Voilà une gouttière verticale enserrant en sandwich un support synthétique, c’est la Zip grow, idéale pour la production des légumes feuilles. Sur les supports Raft, des plants flottants de fenouil, de coriandre et de simples salades. En hydroponie, sous serre, tout est contrôlable, maîtrisable.

 

On l’aura compris, les Jardins perchés ne se veulent pas une exploitation agricole au sens commun du terme mais plutôt un laboratoire de l’agriculture urbaine.

 

Victor Soret, étudiant de 22 ans en alternance employé du Groupement d’employeurs de Touraine, essuie les plâtres sous la houlette d’Audrey Debonnel, ingénieure de Tours-Fondettes agrocampus, fonctionnaire du ministère de l’Agriculture. « Nous sommes en phase d’apprentissage, nous testons différents supports proposés par les fournisseurs », explique cette dernière, consciente qu’il va falloir aussi contenir en lutte biologique l’arrivée inévitable de quelques ravageurs volants inféodés aux légumes.

 

Le plan de la serre ménage à ce sujet une place à un carré de plantes vivaces censé attirer et héberger une entomofaune d’auxiliaires. Le projet, qui est déjà doté d’une jolie réputation dans la sphère des aménagements urbains d’avenir, attire les étudiants qui trouvent là un sujet d’étude dans l’air du temps.

 

Adhérents de l’Association française d’agriculture urbaine, les Jardins perchés pourraient aussi servir de support à la rédaction d’un guide destiné aux bailleurs sociaux désireux de se lancer à l’image de Tours Habitat, propriétaire du lieu.

 

Les légumes ici produits seront en priorité proposés aux habitants des 70 appartements de l’immeuble. Victor Soret a distribué un questionnaire en ce sens aux locataires et reçu des réactions diverses des résidents, pas forcément préparés à vivre sous un lieu d’expérimentation du futur. Le site internet de la chambre d’agriculture « Mangez Touraine » relaiera donc aussi les offres des Jardins perchés dont les légumes pourront être commandés en ligne et livrés à un point de vente local - la zone commerciale de la Petite Arche. Un chiffre d’affaires qui sera perçu par l’exploitation du lycée agricole de Fondettes en attendant l’autonomisation du projet dans deux ans. L’objectif est d’atteindre 35 k€ de recette en année pleine avec un objectif de viabilisation d’un revenu d’exploitant fixé à 50 k€. Une hypothèse plausible du fait que l’exploitant ne paie pas de loyer pour jouir des installations équipant la serre aérienne qui ont été financées par des subventions Etat-Région et le lycée (115 k€).

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