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Centre équestre
Une passion, des chevaux, des concours

Sylvie et Thierry Demirdjian sont à la tête des Ecuries de la Choisille depuis 1993. Ils y élèvent des chevaux et forment des cavaliers et compétiteurs à monter et dresser poneys ou chevaux. Une structure dont l’équipe est devenue une véritable référence dans le monde équestre.

Etabli sur une surface de 70 ha, le centre équestre des Demirdjian reste familial, tant dans l’organisation que dans l’ambiance. « Tout le monde est au même niveau ici, propriétaires et cavaliers venant prendre des cours », annonce le couple, établi à Mettray. Un centre « plus agricole que d’autres, puisque je fais moi-même mon foin et ma paille, pour être autonome au maximum et avoir la maîtrise de la qualité, souligne Thierry Demirdjian. J’ai mes stocks et ça me permet d’être plus tranquille ». Palefrenier au départ, Thierry a passé son monitorat et son diplôme d’instructeur à Saumur, tandis que les parents de Sylvie géraient un centre équestre en région parisienne. L’opportunité d’acheter en Touraine a écrit la suite.

Objectif Concours Complet

Les Demirdjian ont toujours suivi leurs envies, toute raison économique gardée. Onze ans après leur installation, ils organisaient leur premier concours complet (CCE), grâce au terrain de cross de 40 ha aménagé à Mettray, tout près des écuries. Au moment de l’achat, ils ont été aidés par des bénévoles et des entreprises locales, devant l’ampleur de la tâche. Il a fallu construire « trois carrières en sable, quatre en herbe, un grand gué, des buttes, des fossés… », liste Thierry. Un labeur de taille pour créer un terrain de cross pour les concours complets, comme il en existe seulement deux autres dans la région. « Le complet, c’est d’abord une épreuve de dressage, où les chevaux dessinent des figures imposées, détaille Thierry. Ensuite, il y a l’épreuve de cross sur un terrain naturel avec des obstacles fixes. Sur une distance de 3 000 mètres, il faut enchaîner 25 efforts (sauts et difficultés techniques). Les chevaux doivent être courageux, rapides et bien sauter. Le lendemain, les chevaux passent un contrôle vétérinaire pour être autorisés à continuer et accéder à l’épreuve de jumping. C’est un parcours de CSO (ndlr : concours de saut d’obstacles) avec 12 obstacles ». Une prestation qui demande une réelle préparation physique tant pour le cheval que pour le cavalier. « C’est une compétition de haut niveau pour des chevaux d’expérience d’au moins 8 ans, mais c’est un apprentissage fantastique pour former les élèves », complète-t-il. Les Ecuries de la Choisille organisent également chaque année cette compétition au niveau régional. Mais pour cause de sols trop secs, donc trop durs pour les pieds et articulations des équidés, le Grand régional poney a dû être annulé cette saison.

Une logistique à gérer

« Nous organisons aussi chaque année un Grand Prix poney de CSO, dans le cadre de la Tournée des As. Il n’y en a que 9 en France. », ajoute Thierry Demirdjian. Le site a également eu l’honneur d’accueillir une fois les championnats d’Europe. « Tous les cavaliers olympiques sont passés ici », ajoute le gérant avec une fierté modeste. Mais l’accueil et l’organisation de compétitions ne sont pas de tout repos. « Avant le concours, l’entraîneur national vient sur place, avec le chef de piste national, pour créer les tracés ». Thierry propose le parcours qu’il a élaboré, et celui-ci est adapté selon la difficulté souhaitée. Les cavaliers ou compétiteurs viennent de toute la France, une logistique lourde en énergie et financièrement. Mais le couple espère ainsi faire connaître le centre et susciter des vocations. Du côté de l’élevage, la famille Demirdjian travaille à l’amélioration de la jumenterie. « Je suis passionné par l’élevage à la base. Et ce qui m’anime, c’est d’être entouré de chevaux, d’en voir, d’entendre les hennissements », confie Thierry. La passion étant contagieuse, leurs trois enfants n’ont pas échappé au virus équin. Audrey et Yann sont d’ailleurs salariés du centre et tous deux cavaliers de compétition en CSO, tandis que leur autre fille Juliette continue la compétition en amateur. Et à Mettray, rien n’est laissé au hasard dans l’organisation. Sylvie donne des cours et s’occupe de la partie administrative et du relationnel client ; Thierry gère la partie logistique pour l’organisation des compétitions, assure la mission de chef de piste lors des concours, produit le foin et la paille et entretient les terrains. Audrey coache l’équipe de compétition, et Yann est engagé dans de nombreux CSO et forme les chevaux pour les compétitions de Concours Complet. Avec les autres salariés, chacun apporte sa pierre à l’édifice et les chevaux semblent ici plutôt heureux de leur sort…

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