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Flo’wers butineuse, un commerce ambulant peu commun

Passionnée par les fleurs depuis l’adolescence, Floriane Couton a investi dans un camion pour développer son activité itinérante. Désormais, elle se rend sur les marchés pour proposer toutes sortes de bouquets. Mais ce n’est pas son seul débouché. Témoignage.

C’est au collège que Floriane Couton découvre le monde des fleurs. « Durant le stage de découverte de troisième, j’ai travaillé une semaine chez une fleuriste à Bléré, introduit la jeune femme. La passion pour le végétal a commencé ainsi. » Après une formation de fleuriste, puis plusieurs années d’expérience dans différentes boutiques de la région, elle fait le choix de l’auto-entreprise fin 2021. « Plusieurs amis m’ont motivé à franchir le pas », raconte-t-elle. Avant tout pour des raisons économiques, la jeune entrepreneuse décide de pratiquer son activité dans un atelier mobile. « Et puis je ne me voyais pas attendre le client dans une boutique, complète-telle. Le camion, c’est une autre démarche. Les clients viennent faire leur marché et réalisent un achat coup de cœur », confie-t-elle.

PLUSIEURS CORDES À SON ARC

« Déjà mon grand-père faisait les marchés où il vendait de la crémerie et des volailles », se remémore-t-elle. Elle utilise d’ailleurs désormais l’ancien laboratoire de son aïeul pour stocker ses fleurs et ses compositions. Et puis l’esprit des marchés est agréable. « C’est comme une grande famille ici, sourit-telle. Au moindre problème, les collègues sont présents. » Floriane Couton se rend chaque semaine sur trois marchés à l’ouest du département. « Je suis à Amboise les vendredis et dimanches matin. Le samedi, je me rends au marché de Civrayde-Touraine. Les affaires y sont moins bonnes car la fréquentation est moindre, mais c’est le village où j’ai grandi et je suis attaché à le faire vivre », détaille-t-elle. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’emplacement n’a pas été très difficile à obtenir dans la ville de Léonard de Vinci. En effet, plusieurs fleuristes sont partis en retraite récemment, sans repreneur. Outre les trois marchés hebdomadaires, la jeune entrepreneuse propose également des prestations florales. « Bien évidemment, je suis disponible pour les occasions festives telles que les mariages ou les anniversaires. Lors de ces événements, j’effectue la livraison. Tout comme lors de deuils. » Mais la jeune femme n’a pas les deux pieds dans le même sabot. « Pour augmenter mon chiffre d’affaires, j’ai fait le choix de proposer des ateliers floraux. » Difficile dans un premier temps de cibler une clientèle. Elle s’est finalement orientée vers les Ehpad . « C’est l’occasion pour les personnes âgées pour lesquelles les journées peuvent être parfois longues de se divertir, détaille la jeune fleuriste. Ainsi, je reste 1h30 avec eux et leur apprends la base de la création florale. Je trouve que ces expériences sont très enrichissantes sur le point de vue humain. »

UN VÉHICULE QUI PARTICIPE À LA COMMUNICATION

Au tout début du projet, étant donné qu’elle souhaitait une boutique itinérante, Floriane Couton a pensé à aménager une caravane pour son activité professionnelle. Mais le stationnement sur les marchés avec ce type de véhicule n’est pas aisé. C’est pour cette raison que le choix du camion s’est imposé. « Et tant qu’à avoir un camion, je voulais un camion qui tape à l’œil et qui donne aux gens l’envie de s’arrêter. » Avec sa famille proche, elle entreprend donc la rénovation d’une estafette de 1976. « Et ça fonctionne », se réjouit-elle. La communication ainsi que le stickage du camion ont, quant à eux, été réalisés par une amie graphiste.

TENDRE VERS  LE MADE IN FRANCE

Côté fournisseurs, la jeune femme se fait livrer directement dans son atelier à Athée sur Cher. « Pour des raisons de coûts, ce sont bien souvent des fleurs hollandaises qui arrivent sur mon établi. » En revanche, soucieuse de l’origine des produits qu’elle commercialise, elle s’approvisionne de plus en plus au marché de gros de Tours. « Quand je me rends à Rochepinard, j’essaie de ne trouver que des fleurs origine France, pour des raisons éthiques comme environnementales », assure-t-elle. Quand on lui demande si parfois elle apprécierait d’avoir sa propre boutique sédentaire, avec une vraie vitrine, Floriane Couton s’amuse. « J’ai tellement de chance de pouvoir faire ma vitrine chaque jour différemment. En fonction de mes arrivages de fleurs, de la météo, de la luminosité, de l’endroit où je me trouve, etc. Il n’y a pas un jour où elle est identique », conclut-elle en souriant.

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