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Lobby anti-glyphosate
Glypho-tests de Biocheck : "nicht akkreditierte"*

L’enquête et les tests de la FNSEA 37 et de ses partenaires démontrent que les tests réalisés par les « pisseurs involontaires de glyphosate » le sont à partir d’une méthode non reconnue, ce dans le but d’effrayer la population.

Sans glyphosate, l’économie céréalière régionale subirait une augmentation de ses coûts de production très lourde qui réduirait à rien la faible marge actuelle sur des terres à potentiel moyen. Les vignobles du Val de Loire, sur un marché tendu ne peuvent pas, eux aussi, supporter cette nouvelle charge. Depuis 3 ans, les agriculteurs cherchent à convaincre. Mais rien n’y fait. Le message du lobby anti-glyphosate est rentré dans toutes les têtes : « l’opinion » a décidé qu’il était dangereux et qu’il fallait l’interdire.

 

Même si le gouvernement vient de lâcher un peu de lest, ce n’est que pour des micro surfaces en agriculture de conservation des sols sous label et en vignes très pentues. Rien pour les vignes et vergers traités sur 1/3 de leur surface, les destructions de prairie et les techniques culturales simplifiées. Les « pisseurs involontaires de glyphosate » et leurs collectifs sont ceux qui portent, partout en France, la soi-disant vérité. Les résultats de leurs glyphotests intriguent : quasiment tous positifs. « Et si nous prouvions que ce qu’ils disent est déformé pour berner l’opinion ? Est-ce que, ainsi, elle pourrait comprendre que le glyphosate, ce n’est pas le diable ? » s’interrogent les agriculteurs.

 

PROCÉDURE D’ANALYSE NON ACCRÉDITÉE !

Sans concertation, un peu partout en France, les FDSEA ou JA, mais aussi le CETA de Champagne Berrichonne, l’AGPB ont engagé des tests. A l’occasion, il faut noter que le soi disant lobby Monsanto-Bayer, chiffon rouge tant agité par les ONG, est totalement aux abonnés absents. Ce que les agriculteurs viennent de comprendre, le savait-il ? Ce n’est qu’après investigation que les agriculteurs ont enfin compris la réalité. Il suffit de lire les résultats d’analyse du laboratoire Biocheck, celui des 6000 analyses des « pisseurs ». Il y est écrit : Procédure d’analyse non accréditée !

 

Et pourtant des équipes de journalistes nationaux ont mis en scène ces tests pour soi-disant alerter les Français. Personne ne croira qu’ils ne savent pas lire un « renvoi en bas » de page (cf ci-contre) ! Et, pourquoi les journalistes locaux qui ont largement couvert les dépôts de plainte des pisseurs dans tous les tribunaux de France, n’ont pas demandé les pièces à conviction ? Il a fallu le travail en commun de syndicalistes du réseau FNSEA et de scientifiques pour mettre à nu la tromperie des pisseurs !

 

L’EXPERT CONFIRME

Joel Guillemain, toxicologue intervenant à la conférence FNSEA37 du 27 février (les pisseurs du 37, cordialement invités ont refusé d’y venir) a poussé l’expertise sur le web (c’est son métier). La méthode est reconnue pour l’eau. L’est-elle pour l’urine ? Que disent les publications scientifiques reconnues ? Il n’a rien trouvé. Selon Chek New de Libération, le fabricant américain Abraxis affirme que cela marche : « cela ne peut être retenu comme une validation » . Une publication mexicaine de 2017 indique : « une surestimation des résultats du fait d’interférences liées à la complexité du milieu urinaire versus eau. » Donc défavorable à la validation pour l’urine. « Une référence d’une étude comparative méthode ELISA versus CG-MS/ MS (ndlr celle de Limoges) a été publiée par Monica Kruger (ndlr : la fondatrice du laboratoire Biocheck) et datée du 7 septembre 2016. Mais le lien avec les données n’est plus accessible ». Conclusion du toxicologue : « On a beau chercher, il n’a pas été possible de retrouver et d’identifier la validation de la technique Abraxis sur l’urine ».

 

Est-ce que cela signifie que Monica Kruger aurait tenté de faire valider la méthode pour l’urine et aurait échouée (« non accrédité ») ? A l’évidence, les pisseurs ont profité de la complexité du dossier, de la confusion entre agrément pour l’eau, et non pour l’urine, pour faire passer leurs chiffres comme des vérités. L’autre laboratoire qui réalise des analyses d’urine (celui de Metz) est beaucoup plus prudent (cf. précédente édition).

 

Ce qu’ont compris les agriculteurs aux dires des scientifiques, c’est que les interférences sont très importantes avec la méthode Elisa. Au mieux elle peut servir de pré-analyse. Si le résultat est au-dessus du seuil de 0,8 - 1,10 ng/ml, il y a probablement des traces de glyphosate. C’est la méthode de Limoges qu’il faut alors utiliser pour vérifier. Globalement, que ce soit chez les pisseurs ou les agriculteurs, les situations où il y a des microtraces représentent environ 20 à 35 % des cas. Mais, ce n’est rien, pas d’inquiétude a répété le toxicologue du CHU.

 

* non accrédités  

 

Voir aussi l'article sur la réaction des professionnels sur le lien suivant : https://www.terredetouraine.fr/glypho-tests-lettre-ouverte-aux-politiques-et-aux-medias,

https://www.terredetouraine.fr/glypho-tests-rassurez-vous-ce-nest-rien

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