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STRATÉGIE D'ENTREPRISE
La maison Laudacius : une coopérative en plein essor

Nouveaux marchés, nouvelle offre œnotouristique, nouveau site de stockage...  la maison Laudacius est sur tous les fronts.  Détails des projets en cours.

Coopérateurs et salariés planchent sur trois projets conséquents, à la cave coopérative de Montlouis.

En année « normale », la cave coopérative des producteurs de Montlouis vinifie environ 8 500 hectolitres de moult apportés par ses quatorze adhérents. « L’an passé était une bonne année, avec près de 10 000 hl rentrés », introduit Hervé Denis, le président. 

Malgré la grosse pression sanitaire durant toute la campagne, la récolte 2024 se situe quant à elle aux alentours de 7 500 hl. « Ce qui correspond à 1 million de cols, ce que l’on commercialise annuellement », ajoute Étienne Delannoy, le directeur. 

Afin d’aller chercher toujours plus de valeur, les coopérateurs ont fait évoluer leur gamme. « Désormais, nous proposons une gamme bio, une cuvée vinifiée en amphores et une spéciale grande distribution. Nous travaillons également avec le Cellier du Beaujardin à Bléré, pour proposer aux acheteurs une offre plus globale des vins de Loire », détaille-t-il.

« N’oublions pas que l’objectif premier d’une coopérative est de rémunérer correctement ses apporteurs et ses salariés, rappelle Hervé Denis. Les volumes écoulés, c’est une chose, mais c’est avant tout le dégagement de marge qui nous intéresse. »

 

Développer l’export 

Sur l’aspect commerce, la cave coopérative cherche à se développer à l’export. « Cela ne représente que 3,5 % de notre chiffre d’affaires aujourd’hui. Nous visons 10 % dans les quatre à cinq ans », rapporte le président. Pour ce faire, les dirigeants font appel à des agents commerciaux basés en France ou à l’étranger. Ces derniers démarchent des importateurs partout dans le monde. 

Bien que déjà très implantée dans la sphère de la grande distribution, la cave coopérative de Montlouis souhaite développer ce marché. « Nous avons encore des marges de manœuvre, détaille le président. D’autant que c’est un marché sûr, où les acteurs sont solvables  ». Autre perspective pour la commercialisation, redynamiser la vente directe.  « La vente au caveau représente un tiers de nos débouchés, c’est loin d’être négligeable », appuie le directeur.

 

Refonte du circuit œnotouristique 

Autre projet, qui participera sans doute au maintien de la vente directe, la révision complète du circuit œnotouristique. Dénommé la Cité du Chenin, ce futur parcours se veut immersif. « Nous voulons que le visiteur se sente en totale immersion dans l’univers du vin », avance Étienne Delannoy. Les informations fournies au visiteur seront sans doute moins techniques qu’aujourd’hui, mais plus marquées, plus expressives. 

Pour réussir ce projet, la coopérative se fait accompagner par des professionnels du secteur. Mobiliers, luminaires, émetteurs de son seront ainsi disposés un peu partout dans le chai. « L’ouverture de ce nouveau circuit, à l’entrée payante, est prévue pour l’été 2025. Nous espérons qu’elle attire une clientèle nouvelle », prévoit le directeur.

 

Regrouper les stocks 

Enfin, les apporteurs ont investi dans un nouveau lieu de stockage.  « Nous avions auparavant trois sites distincts, avec les difficultés de logistique que cela implique », assure Étienne Delannoy. Désormais, la cave de Montlouis dispose d’un site troglodytique à Véretz. Une dizaine d’hectares de galerie, ancienne champignonnière, où, à terme, toutes les phases de conditionnement et de stockage seront rapatriées. « Mais bien évidemment, nous conserverons notre siège actuel à Montlouis. Il sera désormais dédié à la vinification, à l’œnotourisme et à la vente directe », concluent les deux hommes. 

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