Filière avicole
Le défi d’une reconquête française
Alors que les recommandations nutritionnelles encouragent à réduire la consommation de viande, la volaille continue de séduire massivement. Un paradoxe qui interroge l’avenir de la filière et ses capacités à répondre à une demande en pleine croissance.
Alors que les recommandations nutritionnelles encouragent à réduire la consommation de viande, la volaille continue de séduire massivement. Un paradoxe qui interroge l’avenir de la filière et ses capacités à répondre à une demande en pleine croissance.
Les 18 et 19 mars, le Vinci de Tours a accueilli la 16ᵉ édition des Journées de la recherche avicole. Cet événement national a réuni près de 500 professionnels autour des enjeux actuels de la filière. La première journée a mis en lumière les relations entre élevage avicole et société, dans un contexte paradoxal. D’un côté, les recommandations publiques incitent à réduire la consommation de viande, notamment pour des raisons de santé, d’environnement. De l’autre, la demande en viande de volaille atteint des niveaux record. Aurélie Wilfart, chercheuse à Inrae, a rappelé que le Programme national Nutrition Santé (PNNS 4) préconise d’éviter de dépasser 650 g de viande (hors volaille) par semaine. Une orientation qui vise à réduire notamment la consommation de viande rouge.