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Elevage bovin lait
Personnaliser les rations, un gage de santé et de productivité

Adapter les rations, améliorer les conditions de travail et le confort des animaux, porter une attention particulière aux vaches taries… voilà tout ce que le Gaec Baisson-Garnier a mis en place ces deux dernières années.

L’alimentation par le distributeur automatique des robots a eu un impact positif sur la production laitière.

A Villeloin-Coulangé, le Gaec Baisson- Garnier est à la tête d’un troupeau laitier de 90 vaches à la traite et de 380 hectares, dont 130 de surface fourragère (maïs, 20 hectares de prairies permanentes), et 250 de colza, blé, orge, féverole et méteils. Fabrice Garnier a intégré la ferme en 2015 avec son père et Sylvain Baisson. « Quand je suis arrivé, la salle de traite était vieillissante et prévue pour 60 vaches alors qu’il y en avait 70. Mon père a 63 ans, et Sylvain 55 ans, donc si je voulais pérenniser l’activité, il fallait faire quelque chose au niveau du bâtiment et des équipements. »

Deux robots de traite ont ainsi été mis en route en février 2022, après deux ans de réflexion. « C’est moi qui ai impulsé l’idée. Car j’ai la volonté de continuer l’élevage quand mes associés seront en retraite, mais tout en me facilitant le travail et en me laissant du temps libre », justifie le jeune agriculteur.

LE DAC INTÉGRÉ : UN LEVIER DE PERFORMANCE

Pour lui, les robots représentent « un gros gain de temps par rapport à la vieille salle de traite. On a beaucoup plus de souplesse, on commence plus tard le matin. On a aussi plein de données sur nos animaux, qu’il faut essayer de traiter. » Ces données ont en effet mis en lumière les problématiques de santé des vaches vieillissantes et servent à la stratégie de renouvellement. « Une vache qui ne va pas bien ou qui a une boiterie vient moins au robot. On dit qu’on passe 95 % de notre temps pour les 15 % de vaches à problèmes, et ça se confirme dans les faits. »

Le distributeur automatique de concentré (Dac) intégré aux robots a constitué un levier de performance indéniable. « Touraine conseil élevage a programmé la composition des concentrés. Et on fait analyser nos fourrages, ce qui permet d’ajuster les rations, avec l’aide du conseiller. C’est important d’avoir cet avis extérieur, car avec nos habitudes, parfois on ne sait plus ce qu’il faut faire ou non. » Avec cette alimentation plus personnalisée, Fabrice constate les bénéfices : « quand on apporte du tourteau de colza au bon moment, ça joue tout de suite sur la production. » Le Gaec Baisson-Garnier pratique par ailleurs le pâturage tournant. Un système, là encore payant : « avant au troisième jour dans le même pré, il y avait moins à manger et ça se ressentait tout de suite sur la production », se souvient Fabrice. En 2021, des travaux ont été réalisés dans le bâtiment principal. « On avait 80 vaches et seulement 70 places en logettes et une aire paillée. On a donc agrandi le bâtiment pour augmenter le nombre de logettes », explique Fabrice. La stabulation est également passée d’un système fumier à un système lisier, pour réduire la pénibilité du travail. « Le système fumier avec des logettes matelas et paille entière, c’était trop de travail. On passait une heure par jour à racler. Maintenant, les vaches ont des logettes avec un matelas et de la paille qu’on broie nous-mêmes, et un aspirateur à lisier nettoie régulièrement le sol. »

S’INTÉRESSER AU MICROBIOTE

Côté sanitaire, le troupeau présentait des problèmes récurrents de fièvre de lait. Là aussi, après avoir suivi il y a un an une formation sur la préparation au vêlage, le Gaec a sollicité l’accompagnement de Touraine conseil élevage. « Avant, les vaches taries étaient au foin. Avec TCEL, on a établi une ration qui permet au microbiote des vaches d’être déjà adapté quand elles arrivent ensuite avec les laitières et qui les maintient en bonne forme. »

Les vaches sont taries deux mois, et mises en acidification les trois dernières semaines. Elles mangent 8 à 9 kg par jour de paille broyée avec du maïs épi ensilé, du tourteau de colza, et une part de minéral adapté. Bien préparer les vaches au vêlage doit leur apporter un meilleur tonus musculaire, une meilleure production de lait à la reprise de lactation, et un meilleur colostrum pour les veaux. « Depuis qu’on a mis en place cette alimentation, on a moins de fièvre de lait et une meilleure délivrance du placenta. Donc c’est positif, sans avoir fait un gros investissement », estime le jeune éleveur, désormais convaincu de l’importance d’apporter la bonne alimentation au bon moment.  

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