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Peser les jeunes animaux pour optimiser l’alimentation

Limiter la consommation de poudre de lait puis d’aliments, tout en augmentant la production laitière du troupeau. Voici l’objectif clairement affiché par Charlotte Bottemine, jeune éleveuse installée à Preuilly-sur-Claise, qui pèse ses chevrettes pour la première année.

Pour les chevrettes, quatre pesées sont effectuées avec pour chacune un objectif précis.

Après avoir vécue plus de deux années à l’étranger, Charlotte Bottemine s’installe sur l’exploitation caprine familiale en 2016. Tout juste diplômée d’un BPREA, elle augmente le troupeau initial de 50 chèvres pour atteindre les 300. Elle crée également un nouvel atelier, l’élevage et la vente d’agneaux en direct. Cette nouvelle activité permet, entre autres, de valoriser les refus des chèvres, tout en améliorant le chiffre d’affaires de l’EARL.

« L’AVENIR DU TROUPEAU »

La jeune agricultrice élève l’ensemble de ses chevrettes sur la ferme. « Nous pratiquons l’insémination artificielle et la monte naturelle », explique-t-elle. Ainsi, 35 % du troupeau caprin est renouvelé chaque année. L’ensemble de la production laitière est commercialisé auprès d’Agrial et valorisée en AOC sainte-maure-de-touraine. Dès son installation, Charlotte Bottemine prend conscience de l’importance de la pesée de ses chevrettes. « C’est bien évidemment l’avenir du troupeau. Actuellement, nous ne la pratiquons pas à la naissance, mais j’y songe véritablement. Cela pourrait sans doute nous permettre de moins consommer de poudre de lait. » Pour la jeune femme, une chevrette légère ne sera jamais une grosse productrice de lait. Aucun intérêt donc de continuer à la nourrir. Pour la première fois en 2022, elle franchit le pas et se rapproche de Touraine Conseil Elevage (TCEL) pour mener à bien l’expérience.

QUATRE PESÉES AVEC POUR CHACUNE UN OBJECTIF PRÉCIS

La première pesée a lieu entre trois et quatre semaines après la naissance, bien avant le sevrage. Même si certaines chevrettes, nées plus tardivement, sont nourries à la louve, l’objectif est de faire une première sélection et ne pas continuer à alimenter des animaux qui ne seront pas conservés. La deuxième se déroule à environ dix semaines avec un objectif clair : « La période de sevrage est un moment de stress pour la chèvre. Cette pesée nous permet de suivre la bonne prise de poids des chevrettes afin d’ajuster leur environnement (passage de la nurserie au tunnel, plus grand.) », détaille l’agricultrice. La troisième pesée s’effectue juste avant le sevrage. Le but de cette intervention est de constater si oui ou non les chevrettes ont le poids adapté à leur âge. Théoriquement, elles doivent avoir atteint les 17 kg. Découle de cette pesée un ajustement de la ration, toujours dans l’objectif de l’optimiser afin de limiter la consommation d’aliments. Enfin, l’ultime pesée aura lieu à six mois, juste avant la saillie, afin de s’assurer que les chevrettes sont aptes à la reproduction. La date d’insémination et/ ou de mise au bouc dépend de cette quatrième pesée qui se déroulera fin mai/début juin. « Cette prestation proposée par TCEL est un réel investissement », assure l’éleveuse. L’organisme se déplace avec un peson pour la première intervention. C’est ensuite une balance avec cage de pesée qui est utilisée quand les animaux grossissent. « C’est à mes yeux un investissement dans la génétique de mon troupeau, bien plus efficace que le simple regard de l’éleveur, argumente-t-elle. Avant de conclure : « Quand j’observe les animaux que personnellement j’aurais gardé et ceux que je conserverai à l’issue du travail en collaboration avec TCEL, je pense sincèrement que cet investissement sera visible dans le tank rapidement. » 

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