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Initiative en sud Touraine
Un espace qui valorise l’agriculture locale

Comment transformer et valoriser sa production agricole ? C’est pour répondre à cette question que des agriculteurs et des concitoyens ont créé le tiers-lieu du Sud Touraine. Transformation et commercialisation de denrées locales, sensibilisation à la gastronomie et formations constitueront dans quelques mois la base de ce projet.

Le tiers-lieu sera un nouvel espace de vie où agriculture, gastronomie et initiatives locales devraient rapidement cohabiter. (Crédit photo : David Darrault)
© David Darrault

Dès 2025, les ruelles de Loches accueilleront un nouvel espace de vie : le tiers-lieu du Sud Touraine. 

Géré grâce au modèle associatif, celui-ci disposera d’un espace d’activité de 700 m² en plein cœur de la ville. Plus qu’un simple magasin de denrées alimentaires, il se veut un espace de rencontres. C’est pourquoi dans les mêmes locaux, trois salles de réunion dédiées à de multiples activités, dont la formation, ainsi que deux cuisines (dont une professionnelle) seront créées. Ces dernières sensibiliseront les citoyens à l’intérêt du « mieux manger », avec la notion d’approvisionnement en local et de respect du vivant. « Même si nous ne sommes pas un restaurant, nous voulons mettre en avant la gastronomie locale », résume Gaël Mallet, membre du conseil d’administration de l’association à l’initiative du projet

 

UNE CONSERVERIE SUR LES RAILS 

En parallèle de ce tout nouvel espace, certains membres de l’association ont créé une conserverie sous forme de coopérative. Cet autre bâtiment, présent sur un site plus éloigné du centre-ville, appartient à la communauté de communes. « Il s’agit d’un outil partagé avec, à ce jour, une vingtaine de producteurs séduits par le concept, détaille-t-il. Les matières premières qui alimenteront ce tout nouvel outil seront à 95 % issues d’un rayon de moins de 100 km autour de Loches. »

Autre objectif de cette conserverie, l’anti-gaspillage. « Transformer des produits, qui d’aspect ne séduisent plus les clients, participe grandement à la réduction de nos déchets alimentaires », considère Juliette Mallet, agricultrice partenaire du projet et membre active de l’association. 

 

UN COUP DE POUCE  À L’AGRICULTURE LOCALE 

Sur le volet agricole, les créateurs de ce projet aspirent réellement à ce que l’outil en question soit vu comme une opportunité par le monde agricole. « Nous souhaitons pouvoir soutenir les agriculteurs locaux sur le volet transformation, communication et commercialisation de leur production, explique Gaël Mallet. L’agriculteur est un producteur. Il n’est pas forcément à l’aise et motivé par les métiers de la transformation ou de la vente. »

Autre objectif clairement affiché : diversifier la production agricole locale. « Cet outil peut également être une rampe de lancement pour des agriculteurs qui ont soif de diversification mais qui ne savent pas trop comment la valoriser », avance-t-il. Augmenter la proportion de légumineuses fait partie des objectifs clairs des membres de l’association. Au sein du lieu de vente, les futurs clients retrouveront des produits bruts ou transformés, comme des bocaux stérilisés. A terme, 40 % de l’activité de la conserverie devrait être dédié à la production de bocaux « traiteurs » qui pourront être dégustés au sein du tiers-lieu. Les 60 % restants concernent les matières premières fournies par les agriculteurs qui souhaitent vendre les conserves dans leurs circuits de distribution historiques. Dans ce cas, seuls la prestation, le contenant et les étiquettes seront proposés par la conserverie. 

En parallèle, l’association organise depuis deux ans maintenant l’événement Fermenterre. L’occasion une fois encore de mettre en avant les initiatives agricoles locales. La prochaine édition est programmée à Sennevières le 22 septembre prochain.

 
UNE GESTION COOPÉRATIVE 

L’activité de vente et de promotion des produits locaux s’effectue par l’intermédiaire d’une SCIC, composée par définition de coopérateurs. Ce sont donc ces derniers qui, collectivement, seront amenés à décider des orientations stratégiques de l’endroit, ou tout simplement des prix de vente des denrées proposées. 

« Le modèle économique de la SCIC repose sur la vente de produits et les prestations de transformation », précise Gaël Mallet. Une partie du démarrage s’appuie sur une aide financière de la Région Centre-Val de Loire et sur une aide de la communauté de communes du Lochois pour les premiers loyers. 

L’association a bénéficié quant à elle d’une aide financière de la Région dans le cadre de sa labellisation « tiers-lieu de compétence. » Ainsi, des formations sont d’ores et déjà proposées avec l’appui de partenaires comme le GRETA ou le CFPPA Tours-Fondettes. Le développement de cette nouvelle offre de formations, tournées principalement vers les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire, vise avant tout un public en réinsertion, mais pas que.

 Inexistant dans le secteur, il s’agit bien là d’un nouvel espace de vie où agriculture, gastronomie et initiatives locales devraient rapidement cohabiter.

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