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Elections chambre d'agriculture
Une élue active

Monique Meslet, ancienne exploitante à Bourgueil, élue à la chambre d’agriculture sur des deux derniers mandats, explique le rôle du représentant des anciens exploitants.

Quel est le rôle du représentant des anciens parmi les autres membres élus ?

Pour moi, il a deux axes de travail. Le premier est défendre les intérêts des agriculteurs et agricultrices retraités. Il nous faut continuer à améliorer les retraites agricoles. Il faut que les promesses d’une retraite minimale égale à 85 % du SMIC, qui est un engagement du candidat Macron, soit mise en place. Le réseau FNSEA a obtenu cet engagement. Il faut profiter de la présence des préfets, députés et sénateurs aux sessions Chambre pour rappeler, inlassablement cette priorité, cette nécessité de justice sociale. Réaffirmer cette priorité à la chambre d’agriculture complète le travail syndical.

Il y a d’autres points qui concernent plus particulièrement les retraités jeunes et moins jeunes ?

Notre rôle est aussi, en liaison avec les maires, les élus locaux, de peser pour le maintien de services publics, d’accès au soin, dans nos communes éloignées de l’agglomération. Ce n’est pas un problème spécifique aux anciens, mais nous y sommes, naturellement, plus sensibilisés.

Au-delà de la défense des intérêts des retraités, quelles sont les priorités ?

La chambre d’agriculture est, avant tout, active dans la vie économique des exploitations agricoles. Nous, anciens, sommes également concernés. Le représentant des anciens doit, lui aussi, s’impliquer sur cet axe. Nous avons aimé notre métier et nous voulons que nos successeurs puissent, eux aussi en vivre. Par ailleurs, en termes pécuniaires, pour la majorité d’entre nous, les fermages sont l’équivalent d’une partie de notre retraite complémentaire. Et bien souvent, c’est avec la vente d’une partie de ce foncier que nous finançons notre fin de vie. Les intérêts des anciens sont intimement liés à ceux des actifs. Etre élu chambre c’est aussi faire partie d’une équipe qui se partage les suivis des dossiers locaux, nombreux, sur lesquels il est primordial que nous travaillons.

Quels dossiers particulièrement suit le représentant des anciens exploitants ?

Nous ne sommes plus directement dans la production, par contre nous pouvons nous intégrer sur des dossiers locaux, dans notre région. Pour ma part, étant du Bourgueillois j’ai suivi le dossier du bassin de l’Authion, avec l’élaboration du SAGE. Cela se fait dans la durée et en lien avec les irrigants.   

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