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Elections chambre d'agriculture
Pour une image positive de l’élevage

Initialement secrétaire trilingue, Angélique Marquet déambule aujourd’hui au milieu des chèvres, de la fromagerie et de sa boutique. Un univers dans lequel elle multiplie les occasions de créer du lien.

Sur l’exploitation des grands-parents de son mari, reprise par ce dernier en 1991, Angélique a peu à peu mis la main à la pâte, en s’occupant de la traite et de la partie administrative. Après un congé parental, son affi nité avec les chèvres la conduit à s’installer avec son mari. Un tournant qui a permis l’agrandissement du troupeau. Au moment de la crise dans le secteur, en 2011-2012, le couple décide de créer la fromagerie. « Je me suis formée auprès des autres, en faisant. Mais je suis toujours preneuse de formations, où les échanges sont toujours riches, et où on se donne des conseils entre collègues ». Sur les 1 300 l de lait hebdomadaires, environ 30 % sont transformés en fromages, le reste étant vendu à Agrial. « Ça nous permet de nous adapter, en fonction des variations de production de lait. »

L’agricultrice ne regrette rien. « Ça fait six ans que je suis installée, et, je n’ai pas l’impression de travailler car j’aime ça, ce n’est pas une contrainte. J’aime beaucoup le contact avec les clients ». Angélique accueille les clients dans son magasin de vente directe, à côté de l’élevage et de l’habitation. « Nous faisons souvent visiter l’exploitation, et depuis quelques temps nous accueillons des camping-cars. C’est l’occasion d’expliquer comment on travaille, car les gens ont l’image de l’agricultrice avec une blouse et un fi chu ! En nous rencontrant, ils changent leur image des ruraux. Je voudrais essayer de développer l’agritourisme ». La productrice s’investit aussi localement, en tant que présidente de l’association de quartier. « Je n’aime pas rester dans ma ferme. J’aime participer aux projets collectifs, faire avancer les choses. »

Pour l’avenir, Angélique Marquet prône la vigilance. « Il y a des importations importantes et aussi de gros élevages caprins, notamment dans les Deux- Sèvres. C’est une concurrence qui peut nous fragiliser, même si l’AOP Sainte-Maure-de-Touraine reste un marché de niche, avec une image de qualité. » Selon la productrice, la problématique de renouvellement des générations en élevage caprin se pose en raison de l’image trop négative du métier. Mais en tout cas, les Marquet ont visiblement donné à leurs enfants le goût de l’agriculture, puisque l’une les aide volontiers sur les marchés et pour la moisson, leur aîné veut s’installer en élevage bovins allaitant ou en volailles, tandis que leur deuxième garçon suit la voie de la mécanique agricole.  

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