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Salon des vins de Loire et associés
L’édition du rebond !

Si dans les proches années passées le salon des vins de Loire avait semblé vivre doute et passage à vide, ça ne se voit plus. Angers s’impose résolument comme la capitale des vins ligériens avec sa foule de salons petits et grands concentrés en février. Bernard et Matthieu Baudry : « Nous sommes là depuis le début. Ce salon nous a fait. On y prend le temps de déguster. Et les clients sont bien là. »

Après l’intensité du salon Renaissance samedi, la 20ème attachante de la Dive Bouteille à Saumur, le duo bio Anonymes et les Pénitentes, l’Anjou a bouclé son cycle de salons viticoles avec le salon des vins de Loire, la Levée de la Loire et le salon Demeter au parc expo, les 4 et 5 février. Treize mille acheteurs recensés en 2018, 900 exposants comptabilisés, Angers conserve son titre de place forte des vins de Loire adulée par les journalistes spécialisés et les cavistes en recherche de perles.

Le concours des Ligers, illustre la diversité et la qualité des fins présentés. Avec 850 médailles sur deux mille vins présentés, l’édition 2019 pourrait être qualifiée par des mauvaises langues d’armée mexicaine mais elle reflète la qualité des millésimes 2017 et 2018. De toutes les bouches entendues, le 2018 malgré les écueils de vinification apparaît comme un gaillard qui pourrait loger de longues années derrière les fagots.

Pas si sûr en fait tant le marché est friand de volumes, surtout de cet acabit. « Jamais vu des vins pareils » s’émerveille Matthieu Baudry. « C’est puissant, aromatique et coloré ». Chaque année, le stand Baudry se poste en sentinelle à l’entrée d’une des allées les plus courues se repère de loin. A déguster, cinq chinon rouges, un blanc et un rosé. Avec son père Bernard, le Cravantais se félicitait des contacts à Angers, le seul déplacement en représentation extérieure de ces vignerons. « Nous sommes là depuis le début. Ce salon nous a fait. On y prend le temps de déguster. Et les clients sont bien là. » L’importateur coréen et le caviste de Savoie ont une fois de plus étés fidèles au rendez-vous. « Le Coréen vient exprès tous les ans. » Le Brexit ? « Il aura directement peu d’impact pour nous. Contrairement aux Américains, les Anglais boivent encore peu les rouges de Loire. »

La grande affaire des Baudry, c’est l’Amérique du nord. Les USA boivent l’essentiel des bouteilles exportées. Mais leurs regards se tournent aussi depuis dimanche vers l’Est. La rencontre avec un importateur ukrainien le week-end dernier lors du salon Renaissance-Madavin St Jean, si elle se confirme, pourrait en large partie justifier leur venue à Angers. Prudence tout de même. « Avec les nouveaux clients, c’est paiement avant enlèvement durant plusieurs années avant que la confiance ne s’installe. » Leur satisfaction, c’est de voir année après année la réputation de la Loire monter dans la planète vins. Le rapport qualité-prix reste exceptionnel et intéresse sérieusement les professionnels rhodaniens jusqu’à la cité phocéenne.

Le salon des vins de Loire a fermé ses portes mardi avec une affluence stable de 7500 visiteurs. Mais le baromètre est retourné au beau fixe. « Un bilan exceptionnel » selon Eric Grelier. Le nouveau président du salon y voit comme « un rebond du salon ». Les volumes à vendre d’une récolte ont sans nul doute attiré Français et étrangers, nombreux à Angers. « On est reparti sur une super-bonne dynamique. »

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